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Sécurité alimentaire
L’ACIM réclame des contrôles plus stricts face aux résidus de pesticides
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Sécurité alimentaire
L’ACIM réclame des contrôles plus stricts face aux résidus de pesticides
■ Les membres de l’ACIM encouragent les consommateurs à privilégier les produits «bio».
Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM), a salué, le vendredi 23 janvier, l’initiative du gouvernement pour avoir rendu publics les résultats des analyses sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes. Bien que cette démarche marque une avancée en matière de transparence, le dernier rapport du Pesticide Residue Laboratory, couvrant la période de janvier à octobre 2025, révèle des conclusions alarmantes. Il fait état de plusieurs irrégularités ; comme l’utilisation de produits interdits, le dépassement des seuils autorisés et application de pesticides non recommandés pour certaines cultures.
Sur les quelque 150 000 tonnes de légumes produites chaque année à Maurice, seuls 787 échantillons ont été analysés en dix mois. Ce chiffre est jugé largement insuffisant pour refléter la réalité du marché. À cela s’ajoute un délai de publication problématique car les résultats d’octobre 2025 n’ont été rendus publics qu’en janvier 2026, alors que les produits concernés avaient déjà été consommés par les consommateurs. Pour Jayen Chellum, cette information tardive prive les consommateurs de la possibilité d’agir et de se protéger. Au moment où l’alerte est donnée, les produits contaminés ont déjà été consommés.
D’ailleurs, Jayen Chellum a aussi fait ressortir que 32 employés du Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI) sont chargés de superviser près de 12 000 planteurs à travers le pays. C’est un déséquilibre qui rend les contrôles difficiles, voire inefficaces. De plus, le pays s’apprête à célébrer trois fêtes : le Cavadee, la Maha Shivaratri et Pâques. Durant ces festivités, plus de 700 000 personnes augmenteront leur consommation de légumes, multipliant ainsi les risques sanitaires.
Recommandations pratiques
L’inquiétude ne s’arrête pas à la production locale. Les produits importés, bien que souvent munis de certificats attestant l’absence de résidus, ne subissent pas systématiquement de contre-analyses approfondies à leur arrivée. Cette lacune alimente la crainte d’une exposition silencieuse à des substances potentiellement dangereuses.
Des études internationales établissent des liens entre l’exposition aux pesticides a des maladies graves telles que la leucémie ou des cancers du poumon et du sein. Face à cette situation, la sécurité alimentaire ne peut être traitée de manière isolée. L’objectif est clair : il faut renforcer les contrôles, améliorer la transparence et restaurer la confiance.
Le secrétaire général de l’ACIM a également partagé une série de recommandations pratiques pour réduire la présence de résidus de pesticides sur les produits frais. Il conseille notamment un nettoyage rigoureux de 15 à 20 secondes et suggère de faire tremper les fruits et légumes dans une solution d’eau vinaigrée, de bicarbonate de soude ou d’eau salée. Il met toutefois en garde contre l’utilisation de savon liquide, recommandant plutôt l’usage d’une brosse pour frotter les aliments.
Enfin, Jayen Chellum encourage vivement les consommateurs à privilégier les produits issus de l’agriculture biologique, malgré leur coût plus élevé. Selon lui, ces gestes essentiels sont cruciaux pour protéger la santé des Mauriciens face aux risques chimiques.
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