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La Ville Lumière a éteint celles de l’Angleterre
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La Ville Lumière a éteint celles de l’Angleterre
Sans solution. Ils ont beau tout tenter, ça ne marche pas. En 8es de finale, Chelsea en a pris 8 et inscrit 2. En quarts, Liverpool vient d’en encaisser 4 pour 0 marqué. Le Paris-Saint-Germain est injouable pour les équipes de Premier League, éliminées coup sur coup lors des deux derniers tours de la Ligue des champions avec une grosse marge.
Seul face à l’armada de Sa Majesté, la Ville Lumière continue d’éclairer ses lanternes comme une Tour Eiffel en éteignant celles de la Premier League, comme lors d’un conseil de Koh-Lanta… Arsenal (demi-finale l’an dernier), Aston Villa, Manchester City, Tottenham : aucun n’a trouvé la solution. Ou alors peut-être que ça viendra de Manchester United lorsqu’il retrouvera la C1 la saison prochaine, qui sait ? ‘To be continued…’
Le système de Luis Enrique, basé sur un pressing intense et une possession dominante (63 % en moyenne), a souvent asphyxié les équipes anglaises habituées à un rythme plus ouvert. Sans oublier la fraîcheur physique, le renouveau de l’effectif (moyenne d’âge de 25,2 ans) et une efficacité redoutable (Dembélé, Doué et Kvaratskhelia).

Le PSG semble toujours avoir un coup d’avance. Une mainmise et une maîtrise du ballon déconcertantes. Et, à la fin, même si vous les avez bousculés dans le jeu (comme mardi à Liverpool), le score final sonne comme une correction. Avec le tableau d’affichage pour preuve, pour les supporters qui seraient tentés de dire : «the best team lost», incarnant les mauvais perdants de base.
D’une année à l’autre, l’écart est quand même saisissant : Anfield ou pas Anfield, Paris a éliminé Liverpool encore plus facilement que la saison dernière. L’année dernière, ça s’était joué aux tirs au but, avec une victoire 1-0 de chaque côté face au futur champion d’Angleterre, alors que cette fois le duel a été plié dès la manche aller. Surclassés au Parc, les Reds ont été courageux au retour, mais c’était clairement insuffisant pour une remontada comme contre Barcelone en 2019.
On se souvient que le ‘PSG des stars’ du quatuor MbappeNeymar-Messi-Ramos était vite embêté face à un pressing tout terrain — qui était la marque de fabrique de la Premier League — mais aujourd’hui beaucoup d’autres équipes le pratiquent et ça ne surprend plus l’adversaire.
La patte de Luis Enrique signifie une nouvelle philosophie pour le club et l’émergence d’un collectif adapté aux exigences du patron espagnol (qui monte sur un élévateur pour superviser son équipe tactiquement pendant les entraînements !).
Il incite ses hommes à évoluer avec des jeux en triangle et à des changements de position incessants qui rendent chèvre l’adversaire (qui les voit aller beaucoup plus vite qu’eux, à ce qu’on peut lire dans les conférences de presse d’après-match). Il faut se lever tôt pour les faire déjouer ! Le 5-0 infligé à l’Inter Milan en finale de la C1 l’année dernière, suivi du 5-0 contre son grand rival historique français, l’OM, démontre que rien n’est dû au hasard et que ce PSG ne doit rien à la chance.
Avec trois demi-finales en trois ans, Luis Enrique a vraiment fait de son équipe une machine, parmi les meilleures d’Europe. Est-ce à dire que Paris peut se succéder à lui-même et qu’une deuxième étoile européenne est en gestation ? Les Parisiens sont à trois marches de démontrer qu’ils sont plus forts qu’en 2025…
La demi-finale à venir s’annonce comme une finale avant la lettre. Avec Ousmane Dembele, parfait dans son nouveau rôle de tueur à sang-froid, Luis Enrique a su apprivoiser un Ballon d’or… qui lui permet de dormir sur ses deux oreilles. Un Ballon d’or qui casse les codes d’avant. Sans tambour ni trompette, sans blingbling ni jeu perso. Dembouz est une ‘star’ qui a appris à garder les pieds sur terre. Loin des critères mégalo du temps d’un CR7, Messi ou Mbappe…
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