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Cour de Port-Louis
La motion de libération sous caution de Sattar Hajee Abdoula renvoyée au 2 décembre
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Cour de Port-Louis
La motion de libération sous caution de Sattar Hajee Abdoula renvoyée au 2 décembre
La motion de remise en liberté conditionnelle de Sattar Hajee Abdoula, attendue hier à 13 heures devant la cour de district de Port-Louis Sud, n’a finalement pas pu se tenir. L’ancien chairman de State Bank of Mauritius (SBM) Holdings et associé de Grant Thornton, arrêté le 20 novembre, dans l’affaire des services non honorés à Air Mauritius, ne s’est pas présenté en raison de son hospitalisation à C-Care Wellkin.
C’est son avocat, Mᵉ Raouf Gulbul, qui s’est présenté en cour pour l’informer que son client est sous surveillance médicale depuis le début de la semaine. L’escorting officer, l’inspecteur Deewoo de la Financial Crimes Commission (FCC), a confirmé à la cour que Sattar Hajee Abdoula est toujours admis à Wellkin où il a subi une intervention chirurgicale, lundi 24 novembre. Face à ces éléments, la cour a repoussé la motion au lundi 2 décembre, le temps que l’état de santé de l’accusé se stabilise. La FCC n’a pas soulevé d’objection quant au renvoi, l’institution attendant elle aussi la reprise de la procédure pour avancer sur plusieurs étapes clés de l’enquête.
L’arrestation de Sattar Hajee Abdoula la semaine dernière porte sur des soupçons de blanchiment d’argent, dans un contrat d’advisory services attribué à Grant ThorntonLtd pour Air Mauritius, que la FCC considère comme non honoré. Depuis, plusieurs éléments sensibles ont été saisis: des dossiers portant sur des clients de la SBM, un serveur informatique, des objets de valeur et surtout, deux coffresforts qui n’ont toujours pas été ouverts.
La prochaine étape de l’enquête dépend de la présence physique du principal accusé. Les enquêteurs souhaitent en effet procéder à l’ouverture des coffres-forts et au comptage officiel des sommes saisies, un exercice qui, selon la procédure, doit se faire en sa présence et être consigné devant témoins. Tant que Sattar Hajee Abdoula demeure hospitalisé, ces opérations ne sont pas réalisables.
Le renvoi de la motion au 2 décembre prolonge donc l’incertitude. Pour la FCC, il s’agit d’un dossier stratégique, susceptible d’éclairer les flux financiers entourant plusieurs contrats publics. Pour la défense, cette période ajoute une pression supplémentaire, alors que son avocat tente d’obtenir la libération conditionnelle de son client.
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