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Assises de l’océan

Innovation et croissance inclusive pour un avenir durable de l’économie bleue

30 avril 2026, 11:11

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Innovation et croissance inclusive pour un avenir durable de l’économie bleue

■ Une gouvernance marine efficace exige une participation significative des communautés de pêcheurs et autres «stakeholders» dans les discussions et la prise de décision.

Le concept d’économie bleue offre des perspectives novatrices pour une croissance inclusive. Les discussions menées en amont des Assises de l’Océan, prévues du 4 au 6 mai, ont mis en lumière des enjeux de gouvernance urgents et tracé la voie d’un développement durable.

Parmi les thèmes clés abordés, la finance bleue s’est révélée un levier essentiel pour promouvoir une gouvernance durable des océans et libérer le potentiel de l’économie bleue. Les dialogues ont mis en lumière la nécessité d’investissements continus pour gérer l’immense valeur écologique, sociale et économique des océans. Des mécanismes financiers innovants sont indispensables pour combler les déficits de financement et soutenir les efforts de conservation. Les parties prenantes ont insisté sur la création d’instruments financiers spécialisés, tels que les obligations bleues, les financements mixtes et les partenariats public-privé, afin d’allouer des ressources à la conservation marine et aux moyens de subsistance durables.

L’alignement sur les engagements internationaux, comme l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable, est nécessaire. Toutefois, des défis tels que les capacités institutionnelles limitées et la fragmentation des mécanismes de financement doivent être relevés grâce à une meilleure gouvernance, un renforcement des capacités et une collaboration régionale accrue, afin de maximiser l’impact de la finance bleue sur la durabilité des océans. L’inclusion des communautés et le renforcement de la confiance étaient également au cœur des préoccupations. Une gouvernance marine efficace exige une participation significative des pêcheurs, des groupes autochtones, des femmes et des jeunes dans les discussions et la prise de décision.

Les mécanismes de cogestion, le suivi communautaire et les accords de partage des bénéfices renforcent la légitimité et le respect des réglementations. On peut citer en exemple les aires marines gérées localement qui conjuguent savoirs traditionnels et suivi scientifique ainsi que les projets de restauration menés par les communautés, qui créent des emplois tout en restaurant les habitats.

Le rôle central de l’océan dans le développement durable, la résilience régionale et la prospérité partagée a été souligné lors des dialogues pré-consultatifs des Assises de l’Océan. Répartis sur dix domaines thématiques, les acteurs concernés ont formulé des recommandations claires et concrètes axées sur l’éducation, le financement, la gouvernance, les technologies et les partenariats communautaires – toutes visant à transformer le potentiel maritime en bénéfices tangibles pour les populations côtières et les États insulaires.

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