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Production agroalimentaire

Innodis et Maurilait accélèrent la réduction du plastique

15 janvier 2026, 13:00

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Innodis et Maurilait accélèrent la réduction du plastique

■ Les industriels agroalimentaires multiplient les initiatives pour réduire l’usage du plastique dans les emballages, malgré des contraintes techniques et sanitaires.

L’année 2026 marque une étape clé dans la transition de Maurice vers une économie plus circulaire, avec le lancement attendu de la Plastic Pollution-Free Roadmap et la poursuite de la feuille de route nationale sur l’économie circulaire jusqu’en 2028. Dans ce contexte, plusieurs industriels agroalimentaires affirment avoir engagé des actions concrètes pour réduire l’usage du plastique, malgré des contraintes techniques, sanitaires et économiques persistantes.

Si le plastique demeure largement utilisé dans les emballages alimentaires pour garantir la sécurité sanitaire et la conservation des produits, des alternatives se développent progressivement. «À l’échelle mondiale, de nombreux emballages restent totalement ou partiellement composés de plastique afin d’assurer des produits sûrs et de qualité», souligne Maurilait, producteur de produits laitiers et de crèmes glacées. Sur le marché mauricien, des solutions totalement sans plastique restent encore limitées, en particulier pour les produits nécessitant une longue durée de conservation ou une résistance à la congélation.

Chez Innodis, groupe actif dans la volaille, les produits laitiers et les crèmes glacées, l’adaptation est engagée depuis plusieurs années. Le groupe a investi dans la recherche et la restructuration industrielle afin d’anticiper l’élimination progressive du plastique à usage unique. «Nous réaffirmons notre engagement àaccompagner pleinement la transition nationale vers des solutions d’emballage plus durables», explique son COO, Sonny Wong.

Malgré des contraintes similaires observées dans d’autres juridictions, Innodis a mis en place plusieurs mesures : réduction du plastique dans les emballages, substitution partielle par du carton, remplacement de palettes en plastique par des palettes en bois et diminution de l’usage de films plastiques et d’e-waste. Ces initiatives permettent d’éviter l’enfouissement de plus de 100 tonnes de plastique par an au site de Mare-Chicose, selon le groupe.

Maurilait, de son côté, a introduit dès 2021 des pots de yaourt en carton intégrant une fine couche de plastique pour des raisons sanitaires. En 2023, l’entreprise a étendu cette démarche aux crèmes glacées, optant pour des bacs en carton doublés d’une fine pellicule protectrice. Cette transition a permis de réduire de 93 % la quantité de plastique par emballage, précise l’industriel.

Ces alternatives restent toutefois plus coûteuses. Le passage du plastique au carton entraîne une hausse des coûts pouvant atteindre 20 % pour les yaourts, voire 30 % pour certaines catégories de produits, en raison du prix des matériaux, de volumes de production limités et des adaptations nécessaires des lignes industrielles. Les industriels plaident ainsi pour une transition graduelle, alignée sur les évolutions technologiques et les cadres réglementaires internationaux, à l’image de l’approche européenne. «Une transition durable nécessite du temps, une vision à long terme et un dialogue constant entre autorités et industriels», résume Maurilait.

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