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Immigration : L’e-visa bientôt lancé pour tous les voyageurs étrangers
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Immigration : L’e-visa bientôt lancé pour tous les voyageurs étrangers
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a indiqué que Maurice applique une politique libérale de visas, tout en maintenant des mesures de sécurité renforcées pour certaines nationalités. Il répondait à une question du député Ram Etwareea concernant les nationalités soumises à un examen particulier lors de la délivrance des visas.
Le chef du gouvernement a rappelé que tout ressortissant étranger souhaitant entrer à Maurice doit satisfaire aux exigences de l’Immigration Act et des Passport Regulations de 1968. Parmi les conditions figurent notamment la présentation d’un passeport valide, d’un billet retour, de moyens financiers suffisants, d’une réservation d’hôtel ou d’un hébergement confirmé, ainsi que l’absence d’intention d’exercer une activité rémunérée. Toute personne ne remplissant pas ces critères se voit refuser l’entrée, quelle que soit sa nationalité.
Navin Ramgoolam a également souligné que Maurice figure parmi les pays les plus ouverts au monde en matière de visas. En 2026, le pays s’est classé à la 10e place sur 199 pays dans le Henley Openness Index, qui évalue le nombre de nationalités pouvant entrer sur un territoire sans visa préalable.
Toutefois, les ressortissants de 15 pays – l’Afghanistan, le Bangladesh, l’Irak, la Corée du Nord, le Laos, la Libye, le Mali, le Pakistan, l’État de Palestine, la République sahraouie, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen – doivent obligatoirement obtenir un visa avant leur arrivée à Maurice, conformément à la 11e annexe des Passport Regulations. Cette liste a été établie en tenant compte de plusieurs critères, notamment les enjeux de sécurité, les relations internationales, la politique migratoire et les risques d’abus du système de visas.
Ces voyageurs doivent déposer leur demande au moins un mois avant leur déplacement. Le Passport and Immigration Office traite généralement les dossiers en une douzaine de jours ouvrables lorsque tous les documents requis sont fournis. Les visas restent gratuits pour ces nationalités, mais des vérifications de sécurité supplémentaires sont effectuées.
Le Premier ministre a enfin annoncé qu’un système d’evisa sera prochainement mis en place pour tous les voyageurs étrangers. Ce projet, déjà en préparation, vise à renforcer la sécurité aux frontières, tout en réduisant les files d’attente aux terminaux d’arrivée.
Armes à feu : en cinq ans, 611 nouveaux permis délivrés
Entre le 1er janvier 2021 et le 25 juin, 611 nouveaux permis d’armes à feu ont été délivrés, tandis que 4 264 licences ont été renouvelées, selon les chiffres communiqués par le Premier ministre en réponse à une question parlementaire du député Farhad Aumeer. Durant cette période, huit licences ont été révoquées et aucune n’a été suspendue.
Les données fournies par le commissaire de police révèlent également que quatre armes à feu ont été déclarées perdues, 14 volées et dix sont considérées comme introuvables ou non comptabilisées. Par ailleurs, 32 incidents impliquant des armes à feu légalement détenues ont donné lieu à des enquêtes criminelles, après avoir entraîné des blessures ou des décès.
Concernant les conditions d’obtention d’un permis d’armes à feu, le Premier ministre a rappelé que celles-ci sont définies par les articles 7 et 8 du Firearms Act 2006. Les demandeurs doivent notamment être âgés d’au moins 18 ans, être citoyens mauriciens, détenir un certificat de compétence délivré par le commissaire de police après une formation et des tests, être physiquement et mentalement aptes, ne pas dépendre de substances intoxicantes ou stupéfiantes et ne présenter aucun risque pour la sécurité publique.
Les candidats ne doivent pas avoir été condamnés pour des infractions liées aux armes à feu, aux violences domestiques ou aux drogues dangereuses à Maurice comme à l’étranger. Ils doivent également justifier d’un motif valable pour posséder une arme et disposer d’un lieu de stockage sécurisé pour conserver celle-ci et les munitions.
Enfin, Navin Ramgoolam a précisé que les licences d’armes à feu sontrenouvelables chaque année, jusqu’au 31 décembre, conformément à l’article 12 duFirearms Act 2006. Le renouvellement est accordé uniquement après vérification de l’arme, du carnet de licence, du certificat de compétence valide et du respect de toutes les exigences prévues par la loi.
Sécurité maritime : pas de base militaire américaine à Maurice
Le Dr Navin Ramgoolam a dissipé toute ambiguïté concernant les deux accords de coopération sécuritaire conclus ou en voie de l’être avec les États-Unis. Répondant à une question parlementaire de Joanna Bérenger, il a affirmé que ces accords «ne constituent ni une alliance militaire ni un traité de défense» et qu’ils n’autorisent «ni l’installation de bases militaires étrangères à Maurice, ni le stationnement permanent de militaires étrangers, ni le transfert d’armes». Selon lui, ces mécanismes visent uniquement à renforcer les capacités opérationnelles, la résilience et la préparation de Maurice face aux défis sécuritaires, dans le plein respect des lois et de la souveraineté du pays. Le chef du gouvernement détaillait ainsi les objectifs du State Partnership Program (SPP), signé avec la Garde nationale du Nouveau-Mexique, et de l’Acquisition and Cross-Servicing Agreement (ACSA), dont la signature est attendue prochainement.
Navin Ramgoolam a rappelé que Maurice, en tant que petit État insulaire en développement disposant d’une zone économique exclusive d’environ 2,2 millions de kilomètres carrés, fait face à d’importants défis sécuritaires. Parmi ceux-là figurent la pêche illégale non réglementée, le trafic de drogue, la criminalité transnationale organisée, la migration irrégulière, la piraterie, les effets du changement climatique ainsi que la protection des infrastructures maritimes critiques.
Selon lui, aucun pays de l’océan Indien occidental ne peut relever seul ces défis. Maurice privilégie donc le développement de partenariats bilatéraux, régionaux et internationaux avec plusieurs pays et organisations, notamment l’Inde, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Union européenne, Interpol et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC). Cette coopération repose sur des exercices conjoints, des formations, le partage d’informations, l’assistance technique et le renforcement des capacités.
Le SPP, signé le 22 mai avec la Garde nationale du Nouveau-Mexique, vise à établir un partenariat institutionnel durable basé sur les échanges professionnels, la coopération technique et le développement des compétences. D’après les informations fournies par le commissaire de police, cet accord ne crée aucune obligation juridique ou financière.
Le programme couvre plusieurs domaines stratégiques, notamment la formation professionnelle, l’assistance humanitaire, la préparation et la réponse aux catastrophes naturelles, la sécurité maritime et frontalière, la cybersécurité ainsi que la planification opérationnelle et la gestion des crises.
Concernant l’ACSA, Navin Ramgoolam a indiqué que le Conseil des ministres avait approuvé sa signature en mai et que celle-ci devrait intervenir prochainement. Cet accord permettra à Maurice et aux États-Unis de se fournir mutuellement un soutien logistique lors d’exercices conjoints, de formations, de missions humanitaires, d’opérations de secours en cas de catastrophe ou d’autres activités de coopération convenues entre les deux parties.
Le soutien pourra notamment porter sur la fourniture de nourriture, d’eau, de carburant, d’hébergement temporaire, de transport, de services médicaux, de formations, de réparations, de maintenance ainsi que de services portuaires, dans le respect des législations nationales. Chaque assistance devra faire l’objet d’un accord mutuel et sera fournie soit contre remboursement, soit sous forme d’échange de valeur équivalente.
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