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Rajoelina refuse de s’avouer vaincu
Il qualifie son empêchement de «décision illégale»
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Rajoelina refuse de s’avouer vaincu
Il qualifie son empêchement de «décision illégale»
La présidence de la République de Madagascar a publié, ce mercredi 15 octobre, un communiqué condamnant «fermement» la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) qui a confié l’intérim de la présidence au colonel Michael Randrianirina. Selon la présidence, la décision annoncée comme rendue hier est «illégale, irrégulière et inconstitutionnelle» et serait entachée de «multiples vices de fond et de forme».
Le communiqué soutient que la saisine introductive du 13 octobre par le vice-président de l’Assemblée était «manifestement irrégulière», le requérant n’étant «ni habilité ni qualifié» pour saisir la HCC, compétence réservée aux chefs d’institution. Elle décrit en outre une réunion administrative transformée en audience, trois requêtes présentées «sans délai d’examen», des suspensions à répétition, puis, l’évacuation des hauts conseillers, «menacés» alors que des factions militaires approchaient d’Ambohitsorohitra. Faute de délibération et de signatures «en bonne et due forme», la décision publiée serait nulle.
Le communiqué évoque même des «soupçons de corruption» et affirme que Andry Rajoelina «continue d’assurer ses fonctions» au titre de la Constitution et de sa présidence en exercice de la Southern African Development Community (SADC). La présidence «condamne la prise de pouvoir par la force» d’une faction militaire et appelle la jeunesse à rejeter toute rupture de l’État de droit.
Pour le contexte, le 14 octobre, l’Assemblée nationale de Madagascar a voté, presque à l’unanimité, l’empêchement d’Andry Rajoelina. Dans la foulée, l’armée a annoncé prendre le pouvoir, suspendre la Constitution, dissoudre le Sénat, la HCC, la Haute cour de justice, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le Haut conseil pour la défense de la démocratie, tout en maintenant l’Assemblée.
Plus tard dans la soirée, la HCC a constaté la vacance et confié l’intérim au colonel Randrianirina, en fixant une présidentielle sous 60 jours.
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