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Consultations nationales

Haniff Peerun : «La vraie question reste : comment va-t-on le projet Vision 2050 ?»

21 décembre 2025, 05:22

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Haniff Peerun : «La vraie question reste : comment va-t-on le projet Vision 2050 ?»

Le projet Vision 2050, présenté par le Premier ministre, continue de susciter des réactions. Pour le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Haniff Peerun, si l’initiative est porteuse d’espoir, elle soulève néanmoins de sérieuses interrogations quant à sa faisabilité et à sa mise en œuvre. «Le projet Vision 2050 est rempli de bonnes intentions. Personne ne peut le nier. Mais la vraie question reste : comment va-t-on le réaliser ?», s’interroge Haniff Peerun. Le président du MLC rappelle que le gouvernement lui-même affirme que «la caisse est vide» et que «la situation économique est catastrophique». «Dans un tel contexte, il est légitime de se demander avec quels moyens cette vision pourra être concrétisée», soutient-il.

Autre point soulevé : l’horizon temporel du projet. «Le mandat de ce gouvernement arrive à son terme en 2029, alors que l’on planifie jusqu’en 2050. Nous savons tous que, très souvent, les grands projets tombent à l’eau avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement», fait-il remarquer. «Une vision reste une intention. Entre la vision et la réalisation, il existe un long chemin, notamment au niveau de l’implémentation.» Pour Haniff Peerun, la réussite de Vision 2050 passe impérativement par une véritable démocratie participative. «Nous souhaitons que la voix du peuple ne soit pas seulement écoutée, mais réellement reconnue. Le pouvoir doit revenir aux citoyens dans la gestion des affaires du pays», affirme-t-il.

Il insiste également sur la nécessité d’améliorer concrètement les conditions de vie de la population. «Toute vision gouvernementale doit se traduire par une amélioration réelle du quotidien des citoyens. Les bonnes intentions doivent être suivies d’actions concrètes», plaide le président du MLC. Le rajeunissement de la classe politique figure aussi parmi ses priorités. «Il nous faut un Parlement populaire, avec des membres rajeunis. Investir dans la jeunesse, c’est retenir nos jeunes au pays et leur offrir de véritables perspectives d’avenir», souligne-t-il.

Enfin, Haniff Peerun accorde une importance particulière aux consultations nationales prévues à partir de janvier. «Ces consultations, qui dureront quatre mois, doivent redéfinir le pouvoir du peuple dans l’administration des affaires publiques. Elles doivent permettre de faire avancer, ou au contraire de stopper, des projets qui ne sont pas conformes aux valeurs et aux attentes de notre société», conclut-il.

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