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Budget 2026-2027
Éducation : la GTU réclame un bouclier pour les enseignants
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Budget 2026-2027
Éducation : la GTU réclame un bouclier pour les enseignants
Pour la GTU, pas de lutte efficace contre le harcèlement sans mesures de protection pour les enseignants. (Photo d'illustration)
La Government Teachers’ Union (GTU) accueille favorablement l’annonce d’une enveloppe de Rs 10 millions destinée à une campagne nationale de lutte contre le harcèlement scolaire. Son président, Vishal Baujeet, estime toutefois que cette initiative ne sera pleinement efficace que si elle s’accompagne de mesures visant également à protéger les enseignants, confrontés à une recrudescence de l’indiscipline et des violences dans les établissements scolaires.
Le Budget 2026-2027 prévoit une augmentation de l’allocation combinée accordée au ministère de l’Éducation et au ministère de l’Enseignement supérieur, qui atteint désormais Rs 2,6 milliards. Parmi les mesures phares figure le lancement d’une campagne nationale contre le harcèlement scolaire.
Pour Vishal Baujeet, cette décision constitue «un pas dans la bonne direction», mais la sécurité des élèves ne peut être dissociée de celle des enseignants. «Le manque de discipline est à l’origine de nombreux problèmes dans les écoles. L’établissement scolaire doit rester un lieu capable de lutter contre toutes les formes de violence, dans l’intérêt des élèves comme de ceux qui les encadrent», souligne-t-il.
Le président de la GTU plaide également pour un meilleur accompagnement des enseignants face aux nouveaux défis du métier. Il insiste sur une implication accrue des parents et souhaite que les associations de parents d’élèves deviennent de véritables espaces de dialogue où enseignants et familles puissent échanger sur leurs droits, mais aussi sur leurs responsabilités.
Au-delà du dialogue, le syndicat met l’accent sur la prévention. Il propose la présence de psychologues dans les établissements afin d’accompagner élèves, enseignants et familles, ainsi que la création de comités de médiation les réunissant pour résoudre les conflits avant qu’ils ne s’aggravent. La GTU recommande également une collaboration entre le ministère de l’Éducation et les ONG afin de mener des campagnes régulières de sensibilisation contre le harcèlement scolaire, la violence et les autres fléaux touchant les jeunes.
Le syndicat rappelle aussi l’importance de promouvoir, dès le plus jeune âge, des valeurs telles que le respect, la discipline, la politesse et le sens des responsabilités, considérées comme essentielles au vivre-ensemble.
Sur le plan de la sécurité, la GTU préconise le renforcement des dispositifs existants. Elle demande que des agents de sécu- rité soient déployés dans toutes les écoles primaires, alors que cette mesure ne concerne actuellement que certains établissements. Elle propose également un système de subventions permettant aux écoles d’installer des caméras de vidéosurveillance afin de protéger les infrastructures, le personnel et les élèves, tout en facilitant les enquêtes en cas d’incident.
Le syndicat souhaite en outre une présence plus régulière de la police aux abords des écoles grâce à des patrouilles assurées par les postes les plus proches et capables d’intervenir rapidement si nécessaire.
Enfin, la GTU appelle au lancement d’une campagne nationale contre les violences visant les enseignants. Elle suggère notamment l’installation d’affiches dans les éta- blissements rappelant le res- pect dû au personnel éducatif ainsi que la diffusion de capsules de sensibilisation à la télévision, sur les réseaux sociaux et dans les écoles.
Pour Vishal Baujeet, garantir un environnement d’enseignement sûr est une responsabilité collective. «C’est à cette condition que l’école pourra pleinement remplir sa mission éducative», conclut-il.
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