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Rentrée scolaire 2026
École spécialisée: Certains enseignants et la direction en désaccord
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Rentrée scolaire 2026
École spécialisée: Certains enseignants et la direction en désaccord
À quelques jours de la rentrée scolaire, il existe des divergences entre certains enseignants et la direction d’une école spécialisée.
Alors que la majorité des parents, des enfants et des éducateurs s’affairent aux derniers préparatifs en vue de la grande rentrée scolaire prévue ce mardi, une incertitude plane au sein d’une école spécialisée accueillant des enfants présentant des troubles d’apprentissage et du comportement. À quelques jours de la reprise, plusieurs enseignants disent s’interroger sur leur avenir professionnel et sur les conditions dans lesquelles ils entameront cette nouvelle année académique.
Ces enseignants ont décidé de solliciter l’appui de la Confédération des travailleurs du secteur privé et public (CTSP). Un bras de fer s’est ainsi engagé entre le corps enseignant et l’administration de l’établissement, chaque partie campant sur ses positions et dénonçant, à sa manière, des problèmes persistants.
Selon Reeaz Chuttoo, président de la CTSP, «ce n’est pas la première fois que des problèmes surgissent au sein de cet établissement», affirme-t-il. Un litige impliquant cette école est, d’ailleurs, en cours devant le ministère du Travail depuis 2024, sans qu’une issue claire n’ait, à ce stade, été trouvée.
Parmi les principales préoccupations soulevées figure la surpopulation dans certaines classes. «Dans certaines salles, on compte plus de 15 enfants», avance le syndicaliste, rappelant que la Special Education Needs Authority (SENA) avait été informée de la situation. Une enquête avait alors été annoncée, avec la promesse d’un rapport. Toutefois, selon la CTSP, ce document n’a jamais été soumis, le dossier ayant été relégué au second plan à l’approche des élections générales. En revanche, la direction de l’école précise qu’elle a certes autant d’enfants dans ces salles de classe, mais que deux enseignants s’occupent du groupe. Elle précise que même la SENA a réfuté ce que le syndicat évoque en parlant de surpopulation.
La CTSP évoque également des zones d’ombre concernant les contrats du personnel, soutenant que ceux-ci n’auraient toujours pas été soumis au ministère du Travail. Des préoccupations sont aussi exprimées quant aux congés durant les vacances scolaires, période durant laquelle certains enseignants se disent contraints de travailler en raison d’un manque d’effectifs, ce qui générerait une pression constante.
La direction de l’établissement, pour sa part, rejette ces accusations. Elle affirme que le travail auprès d’enfants à besoins éducatifs spéciaux ne se limite pas aux heures de classe. «Pour permettre à ces enfants de réussir dans leur vie après l’école, cela demande un engagement aussi bien pendant les heures d’enseignement que durant les heures de non-enseignement», explique la direction. Selon elle, certains enseignants syndiqués refuseraient d’assurer certaines tâches essentielles, notamment des activités éducatives et de suivi. «Nous avons accepté qu’ils ne les fassent pas en 2025 afin de ne pas perturber les enfants, mais cette année, nous ne l’acceptons plus», précise-t-elle.
La direction affirme également que, l’an dernier, certains enseignants auraient pris des congés de manière désordonnée, laissant parfois des élèves sans encadrement. Plusieurs revendications resteraient en suspens, notamment en lien avec les périodes de vacances scolaires.
Autre point de discorde : la question des frais demandés aux parents. La CTSP confie que des montants mensuels pouvant aller jusqu’à Rs10000 seraient demandés. Une version que conteste fermement la direction. Celle-ci indique recevoir une subvention partielle de la SENA, couvrant environ 60% du budget, un taux toutefois variable. Le financement complémentaire proviendrait des parents et de sponsors. «Les enfants issus d’orphelinats ne paient rien, car ce sont les sponsors qui prennent en charge leurs frais. Il est faux de dire que nous avons demandé Rs 10 000», insiste la direction.
L’administration de l’école met également en avant les résultats obtenus l’an dernier, tant au niveau du Grade1 que du Grade 2. «Cela fait 35 ans que nous existons et aucun enfant n’est un échec», affirme la direction, soulignant l’importance d’un travail «assidu et minutieux», compte tenu des besoins spécifiques des élèves.
Chaque enfant accueilli bénéficie, selon la direction, d’un accompagnement individualisé, comprenant l’élaboration d’un Individual Educational Programme (IEP), des programmes personnalisés, des évaluations régulières, des reviews et des case studies. S’y ajoutent des réunions de synthèse assorties de rapports détaillés, des séances de thérapie, une communication constante avec les parents, ainsi qu’une formation continue du personnel. L’établissement affirme recevoir près de 170 demandes d’enregistrement annuellement.
Afin de trouver un accord pour privilégier l’intérêt des enfants, une rencontre s’est tenue le mercredi 7 janvier, et les diverses parties ont pu s’exprimer. Le comité va de nouveau se réunir le vendredi 16 janvier pour trouver une solution dans cette affaire.
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