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Mare-d’Albert
Des résidents de Greenview dans l’attente de services essentiels
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Mare-d’Albert
Des résidents de Greenview dans l’attente de services essentiels
À Mare-d’Albert, l’impatience grandit parmi les habitants du nouveau morcellement résidentiel de Greenview. Plusieurs mois après l’acquisition des terrains et l’installation progressive des familles, de nombreuses infrastructures promises tardent à être pleinement opérationnelles. Les résidents disent ne pas comprendre ces retards administratifs qui freinent l’aménagement du quartier et compliquent leur quotidien.
Au fil des mois, plusieurs lopins de terre ont trouvé preneur et les nouvelles constructions se multiplient. Peu à peu, les lieux prennent l’allure d’un quartier résidentiel. Toutefois, certains services de base manquent encore à l’appel, soulevant des interrogations chez les nouveaux propriétaires qui souhaitent un environnement pleinement habitable.
Sans plaques d’égout ni éclairage, certains tronçons sont des dangers publics.
Parmi les pr incipaux problèmes évoqués figure l’absence d’éclairage public. Selon les clauses contractuelles, le conseil de district de Grand-Port est responsable de l’installation des lampadaires et panneaux indiquant le nom des rues. Le contrat stipule notamment que le vendeur s’est acquitté des frais et contributions nécessaires auprès du conseil de district pour la mise en place de ces infrastructures et que les acquéreurs doivent entreprendre les démarches nécessaires afin de bénéficier de ces services.
Dans les faits, les habitants affirment que les lampadaires ont bien été installés il y a un mois, mais ne sont toujours pas en service, faute de raccordement électrique. «Nous avons écrit à plusieurs reprises au conseil de district pour que les lampadaires soient opérationnels. On nous dit que c’est au Central Electricity Board de faire la connexion, mais lorsque nous les avons contactés, ils ont indiqué ne pas avoir reçu de demande en ce sens», explique un résident.
Le manque d’entretien de certains terrains favorise la prolifération de moustiques et rongeurs, au grand désarroi des résidents.
L’absence d’éclairage public suscite des inquiétudes, notamment en matière de sécurité. Une fois la nuit tombée, certaines rues sont plongées dans l’obscurité, ce qui complique les déplacements de piétons et automobilistes. Cette situation devient d’autant plus préoccupante que d’autres problèmes ont été signalés dans le quartier. Ils dénoncent le manque d’entretien de terrains encore inoccupés. La végétation y pousse rapidement, créant un environnement propice à la prolifération de moustiques et rongeurs.
Une situation jugée préoccupante alors que les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance face aux risques de dengue et de leptospirose. «C’est un grand inconvénient pour nous. On nous demande de prendre des précautions contre les moustiques et les rats, mais avec les herbes hautes autour, c’est difficile. Nous ne pouvons même pas ouvrir les fenêtres sans que les moustiques entrent dans la maison», déplore une habitante.
Autre source d’inquiétude : la disparition de plusieurs plaques d’égout dans des rues du morcellement, ce qui représente un danger réel pour piétons et enfants, surtout en l’absence d’éclairage public. Les automobilistes ne sont pas épargnés, car un véhicule pourrait facilement être endommagé en roulant dans un regard laissé à découvert.
À la tombée de la nuit, certaines rues du morcellement sont plongées dans l’obscurité, compliquant les déplacements des habitants.
Face à ces problèmes, les habitants espèrent une meilleure coordination entre les instances concernées afin que les travaux nécessaires soient complétés dans les plus brefs délais. Ils souhaitent que le raccordement des lampadaires soit effectué rapidement et que des mesures soient prises pour assurer l’entretien des terrains en friche et la sécurisation des infrastructures existantes. Sollicité à ce sujet, le président du conseil de district de Grand-Port, Rajeev Jangi, affirme qu’il prendra les dispositions nécessaires pour que l’éclairage public soit opérationnel. «Je vais prendre contact avec le CEB pour que cela se fasse», indique-t-il.
Concernant les terrains vagues, il explique que la situation est plus complexe dans les villages que dans les municipalités. «Contrairement aux villes, il n’existe pas toujours de registre précis permettant d’identifier les propriétaires de ces parcelles», souligne-til. Il lance ainsi un appel aux résidents. «Si ceux qui vivent déjà dans la région connaissent les noms ou disposent des coordonnées des propriétaires, qu’ils nous les communiquent. Nous ferons le nécessaire pour qu’ils procèdent au nettoyage de leurs terrains. Dans le cas contraire, ils s’exposeront à une amende.»
Le président du conseil de district reconnaît que la région fait face à des actes de vol, notamment de plaques d’égout. «Nous aurions pu en installer de nouvelles en béton, mais cela représente un coût important, alors que nous faisons actuellement face à des contraintes de liquidités», admet-il. En attendant des solutions durables, les résidents de Greenview continuent de composer avec un environnement encore en construction. Malgré les difficultés, ils gardent l’espoir que les promesses initiales se concrétiseront bientôt, afin de transformer ce morcellement en un cadre de vie pleinement fonctionnel, sûr et agréable pour tous.
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