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Climat de travail sous tension
Des employés du casino du Caudan tirent la sonnette d’alarme
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Climat de travail sous tension
Des employés du casino du Caudan tirent la sonnette d’alarme
Deux courriers, datés des 25 et 30 mars, ont été adressés aux autorités concernées et au bureau du Premier ministre Navin Ramgoolam, pour alerter sur un malaise grandissant au sein du département des machines à sous du casino du Caudan Waterfront. Ces correspondances, initiées par des employés et soutenues par l’ancien vice-président de la Casino Employees Union, dénoncent des conditions de travail jugées préoccupantes et demandent une intervention rapide.
Le principal problème signalé concerne le système de climatisation, non fonctionnel depuis plusieurs mois. Dans un espace fermé, le manque de ventilation entraîne une chaleur excessive et une circulation d’air insuffisante, affectant le confort des employés et des clients. Les courriers mentionnent des plaintes quotidiennes des visiteurs, auxquelles le personnel est directement confronté.
Pour pallier l’absence de climatisation, de grands ventilateurs industriels ont été installés, mais ces dispositifs génèrent un bruit important, soulèvent la poussière et aggravent l’inconfort des clients, accentuant les tensions dans l’établissement. Les conditions thermiques impacteraient également le fonctionnement des machines à sous.
Une dizaine d’appareils seraient régulièrement hors service, certains étant sensibles à la chaleur, et le manque de pièces de rechange retarderait les réparations, réduisant progressivement le parc de machines. Ces dysfonctionnements combinés à un manque de personnel augmentent la pression et le stress sur les employés.
Au-delà des aspects liés à la santé et à la sécurité, les courriers soulèvent des revendications financières : non-paiement des uniformes sur trois ans, absence de versement du bonus de présence, et retards dans les ajustements salariaux. Le bonus de présence concerne particulièrement ceux qui travaillent les week-ends, jours fériés et périodes festives, une compensation jugée essentielle au regard des contraintes du secteur.
Les signataires insistent sur l’urgence d’agir, estimant que la situation actuelle pourrait présenter des risques pour la santé et la sécurité. Ils demandent le rétablissement du système de climatisation et une meilleure organisation opérationnelle, avec un délai de deux semaines pour constater des améliorations concrètes.
Enfin, les courriers reflètent la volonté du personnel de dialoguer et de voir leurs préoccupations entendues, alors que des problèmes similaires semblent avoir été résolus dans d’autres établissements, notamment à Curepipe. Reste à savoir quelles mesures seront prises pour garantir des conditions de travail normales et préserver la qualité de service dans un secteur où elles sont étroitement liées.
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