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Jaisen Pandoo
Derrière le verre, un métier de passion
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Jaisen Pandoo
Derrière le verre, un métier de passion
À 37 ans, Assistant Head Sommelier au Constance Prince Maurice, Jaisen n’avait jamais imaginé que le hasard le mènerait jusqu’au titre tant convoité de Meilleur Sommelier de Maurice 2025. Quinze ans de travail, de découvertes et de dégustations l’ont façonné, de ses premiers pas maladroits dans l’univers du vin à cette victoire qui couronne un parcours riche en expérience.
«C’était un mélange d’émotions», confie-t-il. «Ce trophée, je le voulais depuis le début de la compétition, en 2010.» Quinze ans de sacrifices, de compétitions, de nuits à étudier, à goûter, à apprendre… tout ça se concentrait dans ce moment précis.
Pour lui, être sommelier, ce n’est pas simplement servir un vin. «C’est avoir une vaste connaissance des vins et autres boissons, mais aussi savoir les associer à des plats parfois atypiques comme des curries ou des mets russes. Et pour apprendre à lire un vin, il faut goûter des vins du monde entier : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Nouvelle-Zélande, Italie, Espagne… et se former sans cesse à travers différents livres spécialisés.»
Son parcours a commencé presque par hasard. Après ses études secondaires, il voulait travailler dans l’hôtellerie. «Quelqu’un m’a proposé d’essayer la sommellerie. Je ne connaissais rien mais je me suis dit ‘pourquoi pas?’. Les débuts ont été difficiles, car nous n’avons pas cette culture du vin à Maurice, mais travailler avec les meilleurs sommeliers de France m’a énormément appris. Aujourd’hui, c’est plus qu’une passion, c’est un métier que j’adore.»
La compétition a mis sa rigueur et sa créativité à l’épreuve : écrits, dégustations à l’aveugle, clients exigeants… «L’épreuve la plus difficile ? Un client qui commandait une bouteille mal servie, chaude, et il me restait cinq minutes pour la refroidir correctement. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est la dégustation à l’aveugle : identifier cinq vins en quelques minutes. Peu de sommeliers y parviennent, et j’ai été fier d’y arriver.»
Pour Jaisen, la technique ne suffit pas. «Quand je fais découvrir le vin aux clients, je simplifie. Le vin doit rester accessible. Mon travail, c’est de partager l’émotion que procure ce métier, et non d’impressionner avec du jargon technique.»
Et cette victoire ouvre de nouvelles ambitions : «C’est un titre prestigieux, mais maintenant je veux inspirer les jeunes à découvrir ce métier noble, et peut-être avoir la chance de représenter Maurice au concours mondial l’année prochaine au Portugal.»
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