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Environnement
Déchets plastiques : réduire à la source plutôt que recycler
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Déchets plastiques : réduire à la source plutôt que recycler
Les participants ont plaidé pour une meilleure intégration de l’économie circulaire dans les politiques nationales.
La lutte contre la pollution plastique ne peut se limiter au tri et au recyclage. Pour réduire les déchets, il faut intervenir dès la production et favoriser la réutilisation. C’est l’un des constats ressortis de la conférence The Plastic Horizon: Ambitions, Gaps, and the Road Ahead in the Western Indian Ocean, tenue mercredi 26 août au Royal Green, à Moka.
À l’initiative du Charles Telfair Education, avec le soutien du Direct Aid Program du haut-commissariat d’Australie et en partenariat avec Curtin University, la rencontre a réuni différents acteurs autour des moyens de limiter la pollution plastique dans l’océan Indien occidental.
Les échanges ont porté sur l’ampleur du phénomène. Quelque 11 millions de tonnes de plastique sont rejetées chaque année dans les océans. Dans les petits États insulaires en développement de la région, cette pollution fragilise les récifs coralliens et les écosystèmes marins, tout en exposant des secteurs comme le tourisme et l’économie bleue.
«L’objectif est clair. Il s’agit de réduire le flux de plastique à la source, de gérer les stocks existants et de veiller à ce que le flux entrant arrive en fin de vie dans les meilleures conditions possibles», a souligné Grégory Martin, directeur et fondateur de Mautopia.
Pour le professeur Atiq Zaman, expert international des stratégies zéro déchet à Curtin University, cette démarche suppose de revoir les modes de production et de consommation. Il préconise de privilégier des produits et des systèmes conçus pour être réutilisés. «Maurice a déjà engagé plusieurs initiatives dans cette direction, mais la transition reste confrontée à plusieurs obstacles, notamment le coût des solutions alternatives, les besoins en financement et les habitudes de consommation.»
La vulnérabilité particulière des États insulaires a été soulignée par la haute-commissaire d’Australie à Maurice, Kate Chamley. Face à ces enjeux, l’île-continent entend contribuer au partage d’expertise et à la recherche de solutions adaptées aux réalités de la région.
Les participants ont aussi évoqué l’intégration des stratégies zéro déchet et des principes de l’économie circulaire dans les politiques nationales. La coopération entre les différents acteurs a été présentée comme nécessaire pour faciliter la mise en œuvre des actions et mobiliser les ressources requises.
Dans cette perspective, les propositions formulées lors de la rencontre seront regroupées par le Charles Telfair Centre dans une feuille de route.
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