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Eski to ti kone
De la faucille à la machine : la nouvelle ère de la canne à sucre à Riche-Terre
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De la faucille à la machine : la nouvelle ère de la canne à sucre à Riche-Terre
Cette semaine, Eski To Ti Kone vous amène à Riche-Terre, au cœur d’un champ de canne à sucre appartenant à La Filature de RicheTerre. Nous y avons rencontré Philippe Rivalland, directeur agricole, qui nous explique comment les pratiques ont évolué au fil des années. «Avant, il fallait enlever les mauvaises herbes à la main dans les champs de canne. Aujourd’hui, nous utilisons des pesticides», confie-t-il. La récolte, destinée à Terra, a commencé le 7 juillet et se terminera dans la première semaine de décembre et, au plus tard, le 15 décembre. Ici, 90 % de la coupe est mécanisée et seuls 10 à 15 % se font encore manuellement. Le métier, autrefois très physique, attire de moins en moins de Mauriciens. Pourtant, l’équipe sur place continue à œuvrer avec passion. Nous avons échangé avec plusieurs travailleurs :
■ Philippe Rivalland (Directeur agricole) : «La mécanisation a transformé notre façon de travailler, mais la passion reste la même.»
Julianne, de Bois-Marchand, est heureuse de son emploi et fière de contribuer à la production locale.
■ Julianne : «Je suis fière de mon travail et de contribuer à nourrir le pays.»
Sanita Seewoogoolam, 25 ans de carrière dans l’entreprise et habitante de Petite-Julie, apprécie la répartition des tâches : «Avant, c’était plus difficile. Maintenant, chacun a un rôle précis : couper, planter, ramasser… Les jeunes, eux, ne restent pas longtemps : certains viennent travailler deux jours et repartent aussitôt.»
■ Sanita Seewoogoolam : «Avant c’était plus difficile, aujourd’hui chacun a son rôle, et ça marche mieux.»
Géraldine Perrine , 46 ans et depuis 16 ans dans l’entreprise. «C’est une grande expérience, j’ai beaucoup appris. Mon message aux femmes : “n’ayez pas peur de faire n’importe quel travail, il faut viser loin’’.»
Rajen Chand, 69 ans y travaille depuis 1998. Parti de rien, il a réussi à obtenir un terrain grâce à ses efforts. «À l’époque, on devait livrer 2,5 tonnes, mais j’en faisais parfois 10. Les jeunes aujourd’hui ne veulent plus faire ce genre de travail.» En sus de la canne, on cultive également ici de la pomme de terre. Chaque employé contribue pleinement au succès du groupe. Cette passion pour la terre, ancrée depuis des générations, continue de se transmettre et d’inspirer l’avenir.
■ Rajen Chand : «Avec de la persévérance, on peut accomplir de grandes choses dans ce métier.»
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