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Cyclisme - Thomas Harel : les routes espagnoles pour passer un nouveau cap

31 octobre 2026, 10:40

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Cyclisme - Thomas Harel : les routes espagnoles pour passer un nouveau cap

■ Thomas Harel va d’abord se mettre au sein du collectif de l’Orihuela Cycling Team mais jouera sa carte personnelle quand l’opportunité se présentera.

Le jeune cycliste mauricien Thomas Harel franchit une nouvelle étape dans sa carrière en 2027 en rejoignant l’Orihuela Cycling Team, la formation espagnole dirigée par Manuel Mateo. À l’aube de sa première saison dans la catégorie espoirs, le coureur, né le 26 décembre 2008, entend rebondir après un exercice 2026 compliqué et saisir cette opportunité pour poursuivre sa progression, tout en conciliant le cyclisme avec des études de relations internationales à l’Université Catholique de Murcie.

Une nouvelle aventure débute pour Thomas Harel. En 2027, le Mauricien portera les couleurs de l’Orihuela Cycling Team, une formation espagnole qu’il rejoint avec enthousiasme et une motivation décuplée. À l’heure d’aborder sa première année dans la catégorie espoirs, le jeune coureur qui a vécu ses premières années sous les couleurs du Faucon Flacq SC-KFC, espère donner un nouvel élan à sa carrière et confirmer les promesses affichées depuis ses débuts.

«J’ai signé avec l’équipe espagnole Orihuela Cycling Team. J’étudie les relations internationales à l’université UCAM. En parallèle j’ai le statut d’athlète de haut niveau qui m’offre une exemption de cours théorique, ce qui est très avantageux afin de pouvoir me préparer au mieux malgré mes obligations universitaires», nous dit-il.

Rejoindre Orihuela représente une véritable occasion de réaliser une belle saison pour notre compatriote qui aura un calendrier de courses bien planifié par l’équipe. Il lui tarde désormais d’entamer ce nouveau chapitre de son parcours sportif.

Une progression rapide

Cette arrivée en Espagne intervient après une saison difficile, marquée par un problème de santé qui a contrarié ses ambitions. Pourtant, l’exercice avait commencé sous de bons auspices, notamment grâce à des stages de préparation. Mais le chikungunya l’a ensuite considérablement affaibli sur le plan physique et a compliqué la suite de sa saison.

Loin de se laisser décourager par ce contretemps, le Mauricien aborde 2027 avec l’envie de repartir de l’avant. «J’aborde 2027 avec une énergie renouvelée et beaucoup de motivation. J’ai hâte de commencer cette nouvelle étape avec l’Orihuela Cycling Team et de montrer de quoi je suis capable», souligne-t-il.

Le parcours de Thomas Harel est relativement récent. C’est à l’âge de 15 ans qu’il découvre le cyclisme, grâce à deux amis : Adrien Toulet, triathlète et Tristan Hardy, son camarade de classe, devenu depuis double champion d’Afrique junior. Une rencontre déterminante pour celui qui, depuis, n’a plus quitté les pelotons.

Ses premières années de compétition sont marquées par une progression rapide. Dès sa deuxième année dans la catégorie U17, il décroche le titre de champion national de Maurice, une première récompense qui témoigne de son potentiel. Il bénéficie également du soutien de la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC), qui lui permet de se mesurer à des adversaires de haut niveau en Europe comme en Afrique.

En France, il découvre notamment le Trophée Madiot, une épreuve de référence chez les cadets, avant de participer à plusieurs courses nationales durant ses années juniors. Sur le continent africain, différents stages et compétitions lui offrent une expérience internationale précieuse. Ces rendez-vous lui permettent de découvrir d’autres niveaux de compétition, de défendre les couleurs mauriciennes et de continuer à se construire comme coureur.

Prendre des initiatives

Sur le vélo, Thomas Harel revendique un tempérament offensif. Plutôt que de subir la course ou d’attendre systématiquement que ses adversaires prennent les devants, il préfère tenter sa chance et provoquer les événements.

«Je pense être un coureur offensif qui aime être à l’avant et prendre des initiatives. J’aime courir avec audace, essayer de provoquer les choses en course plutôt que de toujours attendre les autres, et faire la différence lorsque l’occasion se présente», explique-t-il.

043efed8-a6e3-494d-bc63-fa49766471c1 (1) ■ Le cycliste avec le maillot de champion de Maurice cadet en 2024.

Une philosophie qui trouve un écho dans son admiration pour Julian Alaphilippe. Le Français, désormais retraité des pelotons, est son idole depuis ses jeunes années, notamment pour son instinct, son audace et sa manière de courir sans peur. «J’ai toujours admiré son audace, son instinct et sa manière de courir sans peur», souligne le Mauricien, sensible à cette approche généreuse du cyclisme. À ses yeux, cette capacité à prendre des risques et à tenter quelque chose est précisément ce qui rend ce sport authentique et riche en émotions, qu’elles soient positives ou négatives.

Cette disposition offensive pourrait lui permettre de se distinguer sur les parcours vallonnés, qu’il considère comme particulièrement adaptés à ses qualités. Pour autant, le jeune coureur sait que son arrivée dans une nouvelle équipe implique aussi de faire passer le collectif au premier plan.

Objectif : Championnat national

Pour 2027, son principal objectif individuel est clairement identifié : les Championnats de Maurice. Thomas Harel espère retrouver son pays à cette occasion et se battre pour le titre. Il connaît déjà la satisfaction de monter sur la plus haute marche du podium national, puisqu’il avait été sacré lors de sa deuxième année en U17. Il souhaite désormais revivre cette expérience.

Au sein de l’Orihuela Cycling Team, sa priorité sera, toutefois, de se mettre au service de ses coéquipiers. «Ma priorité sera de me mettre au service de l’équipe et d’aider mes coéquipiers chaque fois que possible. Si l’occasion se présente, j’aimerais aussi jouer ma carte sur les parcours vallonnés, qui correspondent bien à mes qualités», précise-t-il. Cette volonté de contri- buer aux ambitions collectives constituera un aspect important de son apprentissage dans la catégorie espoirs, où il devra continuer à progresser et à s’adapter aux exigences de la compétition.

Concilier sport et études

Cette nouvelle aventure espagnole ne se limitera pas aux routes et aux courses. Thomas Harel poursuivra également des études de relations internationales à l’Université catholique de Murcie. Une double ambition qui s’inscrit dans la continuité de son parcours scolaire à Maurice.

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Il avait, en effet, été sélectionné pour le programme de haut niveau de la Mauritius Academy of Sport, au Lycée des Mascareignes. Ce dispositif lui avait permis de concilier ses études avec un programme d’entraînement exigeant, grâce à l’accompagnement de ses enseignants et de ses préparateurs physiques.

En Espagne, il entend poursuivre sur cette voie, en trouvant le bon équilibre entre les exigences universitaires et les contraintes d’une saison cycliste. Une organisation qui lui permettra de préparer son avenir tout en poursuivant son rêve sportif.

À l’aube de 2027, Thomas Harel dispose ainsi de plusieurs atouts : une expérience internationale déjà appréciable, un premier titre national à son palmarès, un tempérament offensif et une volonté affirmée de rebondir après une saison perturbée. Avec l’Orihuela Cycling Team, le Mauricien espère désormais transformer cette nouvelle opportunité en tremplin et démontrer qu’il a les moyens de franchir un nouveau cap, en Espagne comme sous les couleurs de son pays.

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