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Enjeux régionaux

Conférence internationale : élargir les horizons de l’océan Indien

9 avril 2026, 09:00

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Conférence internationale : élargir les horizons de l’océan Indien

Subrahmanyam Jaishankar, ministre des Affaires étrangères de l’Inde et Barry Faure , ministre des Affaires étrangères et de la diaspora des Seychelles sont attendus pour cette conférence.

Quadriller la zone de l’océan Indien, tout en élargissant au maximum les alliances stratégiques. Réunir des délégations de haut niveau issues de 47 pays, de même que 11 ministres des Affaires étrangères, cinq «junior minister» qui détiennent ce portefeuille à Singapour, en Arabie Saoudite, en Egypte et au Cambodge.

À l’heure où les lignes de fracture géopolitiques se redessinent, l’Indian Ocean Conference s’impose plus que jamais comme un baromètre des équilibres régionaux. Pour sa 9e édition, prévue du vendredi 10 au dimanche 12 avril à l’Intercontinental Resort Balaclava, Maurice se positionne au cœur du jeu diplomatique indo-océanique.

Portée par l’India Foundation, en partenariat avec le gouvernement mauricien, la conférence réunira également plusieurs organisations internationales. Un casting diplomatique dense, révélateur de l’intérêt stratégique croissant pour cette zone maritime devenue un pivot des rivalités globales. La présence toute proche de la base militaire américaine de Diego est non négligeable.

Sous le thème «Collective Stewardship for Indian Ocean Governance», les discussions s’articuleront autour de dossiers sensibles : sécurisation des routes maritimes, recomposition des flux commerciaux, connectivité régionale, mais aussi économie bleue et urgence climatique. Autant d’enjeux qui, au-delà des déclarations d’intention, dessinent les contours d’une gouvernance encore fragmentée.

La présence du Premier ministre, Navin Ramgoolam, invité d’honneur de la 9e conférence, illustre la volonté de Port-Louis de s’affirmer comme un acteur diplomatique crédible. À ses côtés, des figures majeures comme Subrahmanyam Jaishankar, chef de la diplomatie indienne, devraient peser sur les orientations stratégiques des échanges.

Autour de cette table élargie, ministres et représentants venus d’Asie, d’Afrique et du Moyen- Orient du Bangladesh au Japon, en passant par Oman ou encore les Émirats arabes unis traduisent une recomposition des alliances où l’océan Indien devient un espace de projection et d’influence.

Pour Maurice, l’enjeu dépasse largement le protocole. L’accueil de cet événement s’inscrit dans une stratégie assumée : consolider son statut de plateforme diplomatique, capter les dynamiques de coopération régionale et s’imposer comme un hub incontournable entre Afrique, Asie et Moyen-Orient.

Panels, sessions plénières et forums spécialisés rythmeront ces trois jours d’échanges, avec une ambition affichée : faire émerger des réponses concrètes aux défis communs. Mais en filigrane, c’est bien une bataille d’influence qui se joue entre puissances établies et acteurs émergents dans une région où les intérêts économiques, sécuritaires et climatiques s’entremêlent.

Dans un contexte international marqué par la montée des tensions et la fragmentation des ordres multilatéraux, cette 9e édition de l’Indian Ocean Conference pourrait bien constituer un moment charnière. Une scène où se négocient, à bas bruit, les futurs équilibres de l’océan Indien

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