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Festivités
Célébrer Divali loin de chez soi
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Célébrer Divali loin de chez soi
Connue comme la fête de la Lumière, Divali symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres, du bien sur le mal. C’est un moment de partage, de joie et de spiritualité où les familles se réunissent, les maisons s’illuminent et les cœurs s’emplissent de gratitude. Mais pour de nombreux Mauriciens vivant à l’étranger, Divali est aussi teinté de nostalgie – un doux mélange de souvenirs et de fierté de perpétuer les traditions loin de l’île natale.
Anoushka Jawaheer Lochun au Royaume-Uni : Partage et transmission des valeurs
«Je suis une Mauricienne qui a fait du Royaume-Uni son foyer depuis 2006», raconte Anoushka Jawaheer Lochun. «Chaque année, lorsque Divali arrive, mon cœur s’illumine mais aussi se remplit de nostalgie pour la famille laissée à Maurice.» Aux côtés de son époux Joy et de leurs trois enfants – Reeyah, Shreyah et Dylan – elle perpétue les traditions familiales. «Comme mes parents me l’ont appris, Divali commence par le nettoyage, la préparation et la gratitude. Je ne travaille jamais ce jour-là», confie-t-elle.

■ Divali, une fête transmise de génération en génération dans la famille Lochun, avec Dylan, Reeyah et Shreyah.
Quand ses enfants étaient plus jeunes, elle allait les chercher plus tôt à l’école pour célébrer ensemble. Aujourd’hui, ils restent à la maison pour aider – allumer les lampes, cuisiner, rire et apprendre à faire vivre la tradition. La maison embaume du parfum familier des gato patat de son enfance. Ensemble, ils emballent leurs douceurs faites maison dans de petites boîtes pour les offrir à leurs proches – leur façon de partager lumière et amour. À la tombée de la nuit, vêtue de tenues traditionnelles, la famille se réunit pour la Laxmi Aarti, illumine la maison de diyas et partage un festin végétarien, souvent le set kari préféré des enfants, servi sur des feuilles de bananier. Plus tard, les étincelles des feux d’artifice rappellent à Anoushka les joies simples des Divalis de son enfance à Maurice. «En 2023, après 17 ans, j’ai eu la chance de célébrer Divali à nouveau dans mon pays natal. Mon plus grand souhait est d’y retourner avec mes enfants pour leur faire découvrir les vraies couleurs, les sons et l’esprit d’un Divali mauricien.»
La lumière au-delà des frontières
De Londres à Édimbourg, l’esprit de Divali continue de briller dans le cœur des Mauriciens à travers le monde. Car même loin de leur île, ils prouvent que la lumière de l’amour, de la culture et de la famille transcende toutes les distances.
Reka Bullywon en Écosse : Nostalgie et traditions bien vivantes
■ Bullywon, fondatrice du groupe «Mauritians in Edinburgh and Lothians», garde la flamme de Divali vivante loin de Maurice.
Ayant vécu dans plusieurs pays au cours des 18 dernières années, Reka considère aujourd’hui Édimbourg comme sa maison. Pourtant, chaque Divali réveille une vague de nostalgie pour Maurice – les préparatifs festifs, le partage des douceurs et la chaleur des retrouvailles familiales. «Cela peut être émouvant de célébrer seule, loin de ceux qu’on aime», confie-t-elle. Pour maintenir la tradition, Reka décore sa maison de lumières et de bougies, prépare des douceurs pour les prières et les partage avec des amis mauriciens. «Cette année, je ferai nos classiques mauriciens – gato patat et ladoo – et le repas sera notre traditionnel set kari accompagné de ti-puris. J’invite une famille mauricienne à dîner et ce sera un Divali plein de rires, de bons plats et de souvenirs.» Récemment, elle a fondé un nouveau groupe communautaire intitulé Mauritians in Edinburgh and Lothians, pour rassembler les Mauriciens vivant en Écosse. «Pour la première fois, nous allons célébrer Divali ensemble, en gardant nos traditions bien vivantes, même loin de chez nous», ajoute-t-elle fièrement.
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