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Dans le Top 10 de Mrs UK World

Brayoni Cerveaux, le parcours inspirant d’une Mauricienne déterminée

25 février 2026, 13:30

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Brayoni Cerveaux, le parcours inspirant d’une Mauricienne déterminée

À 37 ans, Brayoni Cerveaux vient d’inscrire son nom parmi les femmes qui comptent en intégrant le prestigieux Top 10 de Mrs UK World. Une distinction d’envergure internationale, qui célèbre non seulement la beauté mais aussi l’engagement, le leadership et l’impact social des femmes mariées. Derrière cette réussite se dessine le portrait d’une femme de foi, d’ambition et de convictions profondes.

De Pamplemousses à l’Angleterre

Née à Pamplemousses quitte son pays natal à l’âge de 15 ans pour s’installer en Angleterre avec sa famille. Après dix années passées au Royaume-Uni, elle regagne Maurice, avant de repartir pour l’Angleterre en 2022. Un parcours fait d’allersretours entre deux cultures qu’elle revendique avec fierté. Lors de son entretien avant les préliminaires de MrsUK World, elle n’a cessé de mettre en avant ses racines. «À chaque fois que je mentionne l’île Maurice, tout le monde me dit : ‘Awww Mauritius, paradise island!’»

Être la seule Mauricienne parmi des candidates britanniques à atteindre le Top 10 a représenté pour elle «un sentiment de fierté immense» et «une bénédiction».

Vocation née d’une seconde chance

Brayoni n’en est pas à son premier concours. En 2010, à 22 ans, elle a été élue Miss Wimbledon et se préparait à concourir pour Miss Great Britain. Mais deux mois avant ce concours, le décès de son père est venu bouleverser ses plans. «Je n’étais pas dans le right mindset», confie-t-elle. Elle renonce alors à son rêve.

Les années passent. Elle anime, en 2019, un concours de beauté à Maurice, est approchée par l’équipe mauricienne, puis devient National Director de Miss Eco Rodrigues. À l’époque, elle refuse de concourir afin d’éviter tout conflit d’intérêts.

C’est finalement l’équipe britannique qui la contacte. Soutenue par son époux - «You better take part, my beautiful queen», lui dit-il, elle décide de se lancer. «En tant que femme mariée, je me suis dit : pourquoi pas ?»

Discipline, solidarité… et désillusions

La préparation à Mrs UK World ne se limite pas à l’apparence. Régime strict, natation, discipline physique : Brayoni s’investit pleinement. Mais le plus marquant reste l’engagement caritatif. L’objectif était de recueillir 3000 livres sterling par candidate ; ensemble, les participantes ont collecté 12000 livres sterling au total. Cependant, l’expérience lui révèle aussi les réalités du milieu. «Une candidate est tombée pendant une répétition. Sur 25 femmes, seules trois, dont moi, sont allées l’aider. Les autres étaient concentrées sur elles.»

Pour elle, cela illustre un problème plus profond. «Not all women know what sisterhood actually stands for.» Elle évoque également les défis liés à la communication au sein des organisations. «J’ai vu des choses dans le beauty pageant à Maurice mais à l’étranger c’est pire.» Brayoni n’hésite pas à aborder des sujets sensibles, notamment le bullying et le trolling en ligne. Elle dénonce des commentaires «mesquins et haineux», venant parfois de femmes qui militent pourtant pour l’égalité. «Quand il s’agit d’un homme, je ne les vois rien écrire. Mais quand il s’agit d’une femme, mon Dieu… You need to be equal!»

Pour elle , le combat pour la place des femmes dans la société doit être cohérent et solidaire.

Femme d’affaires, épouse et mère

Animatr ice à la télévision nationale, Brayoni est également directrice de deux entreprises, dont une qu’elle dirige avec son époux. Elle gère des clients issus de milieux variés : musique, football, industrie du film. Mais au-delà de la carrière, elle revendique son rôle d’épouse et de femme au foyer avec simplicité. «Je suis l’épouse la plus chanceuse. Je prends plaisir à m’occuper de mon époux affectueusement, de ma maison comme toutes les femmes mauriciennes ki kontan kwi, netwaye.» Parmi ses plus grandes fiertés, «celle d’être maman». Elle annonce également un retour prochain dans le monde de l’audiovisuel, sans pouvoir en dire davantage en raison d’un contrat signé en janvier.

Brayoni puise sa confiance dans sa foi chrétienne. «À travers la Bible, j’ai appris que Dieu m’a créée ainsi et que je dois m’aimer comme je suis. Mes talents, ma sensibilité, ma joie de vivre… C’est Lui qui me les a donnés.» Elle ajoute : «Jésus Christ est le Prince de ma vie.» Convaincue que «la beauté vient de l’intérieur», elle se décrit comme «une amoureuse de la vie», adepte des fous rires, battante pour sa famille. «Jene suis pas colérique… mais ne me cherchez pas», dit-elle avec le sourire. Son ambition dépasse désormais les podiums. «Je voudrais ser vir mon pays et être junior minister de la Femme.»

Si elle devait laisser un message ? «N’aie pas peur. Vas-y, fonce ! Fulfill your dreams.» Brayoni Cerveaux incarne une nouvelle génération de femmes mariées, qui refusent de choisir entre famille, carrière, foi et ambitions personnelles. Son entrée dans le Top 10 de Mrs UK World n’est pas une finalité, mais une étape supplémentaire sur le chemin d’une Mauricienne déterminée à faire rayonner son île et à défendre la cause des femmes avec authenticité et conviction.

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