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COP27
L’intérêt direct et concret des petits pays comme Maurice dans la grande messe de Charm el-Cheik est plutôt académique.
L’objectif déclaré de cette COP27 est de viser à réduire de 45 % les émissions mondiales de CO2 d’ici 2030. Nous ne pouvons rien, ou si peu, puisque nous sommes des producteurs insignifiants de ce gaz.
Notre intérêt véritable est dans le débat sur les moyens internationaux à mobiliser pour soutenir financièrement les petits Etats insulaires en développement, les SIDS, lourdement impactés par le changement climatique provoqué par l’insouciance égoïste des pays développés.
La question fait débat depuis 2010 lorsque l’Assemblée générale des Nations unies avait demandé au secrétaire général d’examiner les mesures additionnelles à prendre pour répondre aux vulnérabilités particulières et aux besoins de développement des petits Etats insulaires.
Depuis, malgré de nombreuses recommandations concrètes et des résolutions, COP après COP, aucun progrès n’a été enregistré. On peut identifier deux raisons à cet échec : la première tient à la difficulté de forger un consensus parmi les pays riches sur les actions pratiques à mettre en œuvre au bénéfice des SIDS ; l’autre raison vient des ambigüités du groupe. Chez les SIDS, on compte Singapour, un petit Etat certes, mais un pays développé ; Madagascar est en développement mais pas petit.
Comores mais aussi Bahreïn !
Une clarification s’impose.
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