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Par tous les seins !
Dessous coquins. Pour mettre sens dessus dessous l’élu de votre cœur. À la renverse, le monsieur. Il va tomber et se crasher contre votre dentelle ! Vous le savez et vous le méritez. Ce machin qui sert à vous faire une poitrine d’enfer vous gratouille comme une armée de fourmis rouges. Vos seins ne sont pas au paradis. Mais qu’importe, vous avez décidé qu’il fallait souffrir – un peu – pour être diablement ensorceleuse. Les flammes de la passion calmeront le feu de votre décolleté. Après tout, cette soirée c’est un peu la Sein-Valentin, le moment de faire vibrer les lolos (LOL ?). C’est une décision digne d’un bonnet D (le big boss du roploplo).
Au restaurant, il a le regard plongé dans votre décolleté. Les autres couples jouent la partition des yeux dans les yeux… Vous, vous sortez le grand jeu. Vous vous trémoussez, vous vous penchez en avant et caressez subtilement – ou pas – vos doudous. La température monte. Le thermostat va exploser. Vite, du champagne ! Alors que l’homme commande, vous entendez un « poc » venant des profondeurs de votre âme pushupisée. Votre sein droit est en ICU. Il a été perforé par un machin blanc.
Malheur ! Damnation ! La baleine de votre soutien-gorge s’est fait la malle. Vous soulevez le regard, espérez que le mâle n’a rien vu, prétextez une histoire de repoudrage et filez aux toilettes où vous vous perdez dans vos chiantes angoisses ! Vous vous débarrassez de la baleine et vous vous retrouvez avec un sein qui se rapproche dangereusement du sol. Gouttes de sueur et maquillage qui prend l’eau. Il faut vous ressaisir. Vous priez tous les seins : les gros, les petits, les fripés, les refaits.
Vous attendez une inspiration divine. Elle semble être bloquée par votre généreuse poitrine. Vade retro seintanas ! Vous expirez et transpirez. Vous paniquez : impossible de faire le coup de l’amazone, tétés en avant, et cri de plaisir comme cri de guerre. Dans un éclair de lucidité (il n’y a pas que du monde au balcon), vous décidez de jouer le tout pour le tout. Haut les seins ! Vous vous débarrassez du soutif dans les toilettes (il ne valait pas un clou), puis sortez, tétons fiers, et surprenez votre chéri avec un : « J’ai déballé le dessert. »
Vous avez conquis la forteresse mâle. Regard coquin et sourire enjôleur. Il laisse la bouteille de champagne pour une boisson plus enivrante. Sans vos dessous, vous le laissez sens dessus dessous.
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