Publicité
Banni oui-oui
La dernière mode en matière de demande de mariage, c’est de le faire par drone. En chargeant ce petit appareil de porter une bague, en lui faisant filmer «will you marry me ?» écrit en grand sur le sable… Les dulcinées répondent toutes «oui» d’ailleurs. Est-ce cela qui inquiète autant Alan Ganoo ? Vous imaginez, si les séances de koz kozé futures du MMM avaient lieu par drones interposés ? Si, par pur hasard, Bérenger s’était mis en tête de courtiser Jugnauth, lui faisant livrer un petit gâteau en forme de coeur brisé par un petit drone orange et mauve ? La honte sur le MMM… En même temps, pas sûr que son leader soit à ça près.
En tout cas, la réponse du Premier ministre au Parlement lorsqu’il a été question de légiférer sur ces caméras volantes fait peur. À refroidir le plus ardent des prétendants. «Je me prépare à tout bannir.» Même si dit sur le ton de la boutade. Nous sommes bien placés, dans cette rubrique, pour savoir qu’il y a toujours un petit fond de vérité dans l’humour. Qu’a voulu dire SAJ ?
Si l’on se fie au Larousse, voici les trois définitions du mot bannir : «condamner quelqu’un à quitter son pays» ; «tenir quelqu’un éloigné d’une société, d’un milieu, d’une activité» ; «rejeter, écarter ce qui est jugé mauvais». Donc, si l’on fait une analyse sémantique de la citation aneroodienne, tout est mauvais. Puisqu’il se prépare à «tout» bannir. Ça promet !
En ce qui concerne «tenir quelqu’un loin d’une activité», il y est arrivé. Aucune trace de l’ex-Premier ministre (ni de Veena) aux festivités du 12 mars. Comme s’il n’avait jamais existé, ni été à la tête du pays pendant presque dix ans. Comme s’il n’avait jamais rencontré Modi le 27 mai 2014 en Inde pour l’investiture de ce dernier. Comme si SSR n’avait plus d’héritier. Même les rouges ont fait sans Navin, leur soi-disant leader «on leave». Ils ont rencontré le PM indien tout seuls. «On a évoqué l’approfondissement des institutions démocratiques et le respect de ces institutions», s’est fendu Arvin Boolell. La Tertiary Education Commission c’est une institution, non ? Vous croyez qu’ils ont parlé d’Ashok Kumar Bakshi ? Chiche ! Quant à «condamner quelqu’un à quitter son pays», on pourrait interpréter la fuite de Nandanee Soornack ainsi !
Pourtant dans bannir, il y a «bann» et ça, faut croire que pour SAJ, ce n’est pas mauvais, au vu des récentes nominations et décorations. Tant que c’est «nou», bien évidemment…
Publicité
Publicité
Les plus récents