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Salon de mai en juillet

Au Mahatma Gandhi Institute : Alimenter la réflexion

27 juillet 2026, 21:00

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Au Mahatma Gandhi Institute : Alimenter la réflexion

Photos : Sumeet Mudhoo.

Bouillonnements du monde intérieur. Dévastation du monde extérieur. Comment les artistes vivent-ils tout cela ? Mais surtout, comment le restituent-ils en œuvres plastiques ? Comment s’efforcent-ils, par ce biais, de nous faire réfléchir ? Pour sa 43ème édition, le Salon de Mai contre-saison, qui se tient jusqu’au 22 août à la School of Fine Arts du MGI, invite autant à «Reflection» qu’à la réflexion.

Krishna Luchoomun, commissaire de l’exposition : «L’art se dirige trop vers le décoratif»

Que dit cette cuvée 2026 d’œuvres, rassemblée autour du thème Reflection  ? Après avoir analysé les travaux des 77 participants, Krishna Luchoomun – qui est à la fois exposant et commissaire de l’expositioncraint que «l’art à Maurice se dirige trop vers le décoratif et moins vers la création. Il y a moins de philosophie derrière un travail». La critique sociale est minorée cette année, alors que «l’artiste doit être la voix de la société». Conséquence d’un esprit critique qui n’est pas cultivé ? Ou est-ce la peur de représailles quand on se montre critique ? «Les deux. Certains veulent seulement plaire».

Autre impératif : le facteur économique. Les artistes souhaitent vendre leurs œuvres, constate le commissaire d’exposition. «Le plus gros problème auquel font face les artistes, c’est le manque de financement pour la production des œuvres. On nous invite, on nous propose des plateformes, mais la production, qui coûte très cher, n’est pas prise en charge». D’où le choix de certains artistes de ne «faire qu’un petit tableau que l’on peut accrocher».

Cette année, les œuvres numériques sont sous-représentées, par rapport aux peintures et installations. «Nous avons reçu des propositions, mais beaucoup d’entre elles avaient été générées par l’intelligence artificielle (IA). Il y a aussi des cas où l’idée a été générée par l’IA puis l’image a été recopiée. Cela montre seulement que l’on sait peindre. Nous avons même eu des copies du site Pinterest. Il devient de plus en plus difficile de choisir les œuvres. C’est une question qui a été abordée durant le salon : est-ce que l’IA va nous empêcher de réfléchir ?» Ce qui complique aussi davantage la mission du commissaire d’exposition qui doit procéder à des vérifications. Ceci dit, c’est non seulement impossible mais surtout pas souhaitable de fermer les portes des galeries aux IA. «On doit les utiliser comme outil de création à l’instar de la caméra ou du pinceau», souligne le commissaire d’exposition.

Krishna Luchoomun se félicite cependant que cette 43ème édition du Salon de Mai montre aussi des œuvres «intenses». Elles sont installées dans divers espaces de la School of Fine Arts, ce qui leur permet de respirer et de dialoguer entre elles.

Dans cet ensemble l’on reconnaît du premier coup d’œil un paysage de «l’école des anciens», signé Yves David. Toute la fraicheur d’une scène en pleine Nature, débarrassée de tout bruit. Pour que parle l’intemporalité d’une île. Cette année, le Salon de Mai rend hommage à son fondateur, Moorthy Nagalingum disparu le 17 mai dernier ainsi qu’à l’artiste Fabien Cango décédé le 2 octobre 2025. L’une des questions débattues durant le salon sera : «ce qu’il advient des œuvres des artistes qui ont contribué pendant des années au paysage culturel et artistique du pays, après leur disparition». Si certaines œuvres ont été achetées par l’État, il est «fondamental de se demander dans quelles conditions elles sont conservées. Depuis que je suis rentré à Maurice après mes études, dans les années 1990, j’entends parler d’un musée national. Il y a une National Art Gallery, qui emploie des commissaires d’exposition, mais rien ne se passe.»

Rappelons que le Budget 2026-2027 a annoncé la mise en place d’un Artistic and Cultural Hub, qui comprendra notamment un musée national. Il regroupera sous un seul toit, les collections actuellement disséminées à travers l’île.

Quelle part pour les étudiants des BeauxArts dans ce rendez-vous annuel ? Dès la première salle, un portrait-hommage frappe. Cette œuvre collective a été réalisée par 17 étudiants. «Quand on demande leur aide pour monter l’exposition, il y en a très peu qui se manifestent». Samedi matin, le lendemain du vernissage, il n’y avait pas d’étudiant sur place pour guider les visites du salon. «Nous allons relancer l’appel», indique Krishna Luchoomun. «C’est une expérience gagnantgagnant qui leur permet de s’enrichir».

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Mahatma Gandhi Institute : Les nouveaux décideurs

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Il semblerait que la gestion de la fourniture d’eau canalise tout naturellement vers l’administration dans l’éducation et la recherche. Resté sans conseil d’administration ni directeur pendant 18 mois après l’installation du régime du Changement, le Mahatma Gandhi Institute (MGI) a deux nouveaux responsables depuis le mois dernier.

Harry Booluck (à droite), ancien directeur général de la Central Water Authority (CWA) a été nommé président du conseil d’administration du MGI/Rabindranath Tagore Institute (RTI). C’est Pradeep Peetumber qui a été nommé directeur général du MGI. Le 20 mai dernier, il avait soumis sa démission comme chairman de la CWA. Un poste qu’il occupait depuis février 2025.

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Ki pe arrive, installation de Gerard Foy

WhatsApp Image 2026-07-24 at 7.46.35 PMRefle mo lam de Kendy Mangra. À l’heure du chamboulement du système des pensions, quel traitement accordons-nous aux seniors?

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Memorial. Oeuvre collective réalisée de l’exposition et exposant. par 17 étudiants en hommage à Moorthy Nagalingum, fondateur du Salon de Mai.

WhatsApp Image 2026-07-24 at 7.45.57 PMLost, installation de Krishna Luchoomun. Une oeuvre qui, «bears witness to forests dying, oceans swelling, species vanishing». Tout en montrant une humanité perdue.

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Sab Monte Ho Galba#Consumer Series Two de Nooreen Lallmamode Ittoo. Vision du monde de la consommation, où les moyens manquent pour des produits de base.

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Price on request de Kavinash Thomoo. Sommes-nous devenus ces petits dodos sagement rangés, sur lesquels on met un prix?

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