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Attention aux pièges du net

2 mars 2026, 14:00

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Attention aux pièges du net

■ Pour Hissen Caramben, «une photo partagée en ligne peut devenir une arme».

Les jeunes adorent naviguer sur le net, regarder des vidéos, jouer en ligne, discuter avec des amis, découvrir les nouveaux challenges. C’est amusant et parfois éducatif. Mais internet comporte aussi des dangers cachés si l’on n’y prend garde. On t’explique.

Derrière un simple message, un défi viral ou une demande d’amitié peut se cacher un risque bien réel : le harcèlement, de fausses informations, des arnaques ou encore des demandes de photos intimes à des fins de chantage. Les jeunes sont de plus en plus connectés de nos jours. Pourtant, être connecté ne signifie pas toujours être protégé.

Selon l’ex-constable de police Hissen Caramben, qui est aujourd’hui Research Officer bénévole pour une entité internationale, la vigilance est essentielle. «Les contenus que l’on voit en ligne ne sont pas sans danger», explique-t-il.

Des défis aux conséquences graves

Certains défis viraux ont déjà provoqué des accidents graves dans le monde. Le Blackout Challenge , par exemple, a été lié à plus de 100 décès à l’échelle mondiale. Le Tide Pod Challenge a entraîné plus de 30 000 hospitalisations. Quant au Milk Crate Challenge, il a causé des milliers de blessures, dont des fractures et des commotions.

Ces contenus circulent souvent sur des plateformes de messagerie et des réseaux sociaux très populaires auprès des jeunes. «Tous les défis ne sont pas amusants. Certains peuvent mettre la vie en danger», prévient-il.

Ne jamais partager des photos ou vidéos intimes

Autre phénomène préoccupant : l’échange de photos ou de vidéos intimes entre jeunes. Ce qui peut sembler être un jeu ou une preuve de sentiments tendres peut rapidement se transformer en cauchemar. Une fois partagée, une image peut être utilisée pour faire pression, demander de l’argent ou menacer de grande diffusion. «Une photo peut devenir une arme», insiste-t-il.

Avec les outils d’intelligence artificielle, une seule image peut désormais être modifiée ou utilisée pour créer de faux contenus. Les conséquences psychologiques peuvent être lourdes : stress, peur, isolement. Le message est clair : il ne faut jamais partager de contenu intime en ligne.

Comment réagir en cas de problème ?

Face à un message suspect, une tentative de manipulation ou un chantage, plusieurs réflexes sont essentiels. Il ne faut surtout pas paniquer. Il faut conserver toutes les preuves (captures d’écran, dates, noms d’utilisateurs) et bloquer le compte concerné. Il faut en parler immédiatement à un adulte de confiance et le signaler également rapidement aux autorités compétentes. Une réaction rapide peut limiter les dégâts.

Le rôle des parents

La protection des jeunes passe aussi par l’implication des parents. Comprendre le fonctionnement des applications utilisées, activer les paramètres de confidentialité, installer des contrôles parentaux et maintenir un dialogue ouvert sont des étapes essentielles. La prévention reste la meilleure défense.

Internet offre de nombreuses opportunités pour apprendre et communiquer. Mais chaque publication laisse une trace. Avant de partager une photo ou une information, il est important de se poser une question simple : «Est-ce que cela pourrait me poser problème ou me nuire plus tard ?» Être connecté, c’est bien, mais être prudent, c’est encore mieux.


«Le saviez-vous ?» : Plus de 6 000 cas de cyberharcèlement signalés en 2025

Le 26 février, un atelier de travail consacré au cyberharcèlement s’est tenu à l’auditorium du Mahatma Gandhi Institute, à Moka. À cette occasion, le ministre des Technologies de l’information et de la communication, Avinash Ramtohul, a révélé que plus de 6 000 cas liés au cyberharcèlement avaient été signalés à Maurice en 2025.

Un chiffre qui illustre l’ampleur croissante du phénomène dans le pays. Derrière ces statistiques se cachent majoritairement des jeunes confrontés à des menaces, des insultes ou encore à la diffusion de contenus nuisibles sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques. Face à cette réalité, les autorités ont évoqué la nécessité de revoir la législation afin de renforcer la protection des victimes et d’adapter le cadre légal aux nouvelles formes de violence en ligne. Le cyberharcèlement ne se limite plus à un simple conflit virtuel : il s’impose désormais comme un véritable enjeu de société, appelant à la fois à la prévention, l’encadrement et la responsabilisation des usagers du numérique.

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