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“Il n’y a aucune forme de sécheresse”
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“Il n’y a aucune forme de sécheresse”
Les données sur la pluviosité de ces derniers mois sont très proches de la moyenne pour toute la période d’hiver, et, par conséquent, il n’y a aucune forme de sécheresse. Ce point de vue est soutenu par le directeur de la station de météo, Subiraj Sok Appadu, et est partagé par ses adjoints, Beenay Pathack et Suresh Boodhoo.
De mai à août, la pluviométrie indique 467 mm, soit 67 % de la moyenne pour tout l’hiver (mai à octobre). D’ailleurs les légumes abondent dans les marchés et un certain nombre de rivières ne sont pas à sec.
Les services météorologiques ne s’attendent pas à de grosses pluies pendant les mois d’août, septembre et octobre, période la plus sèche de l’année. Toutefois, si cela se produisait, elles constitueraient un “windfall gain” pour certains secteurs économiques.
“En octobre, nous enregistrons généralement 70 mm de pluie en moyenne. Si, pour ce mois, nous avons 20 mm, il s’agira d’un mois sec de notre point de vue. Les pluies de mai à octobre ne contribuent pas pour beaucoup au remplissage des réservoirs, des nappes souterraines et des rivières. Chaque millimètre de pluie qui tombe sur une surface de 1 mètre carré équivaut à un litre d’eau”, explique le directeur des services métérologiques.
La période de l’été est fixée de novembre à avril, pendant laquelle Maurice enregistre le maximum de pluie. Février rapporte habituellement 336 mm de pluie en moyenne. Ainsi, 100 mm pour ce mois particulier justifie l’appellation “mois sec”.
D’une manière générale, il est convenu que quand la pluviosité d’un mois donné est inférieure à 30% de la moyenne, ce mois est considéré comme un mois sec. Si, pendant trois mois consécutifs, la pluviosité a été moins de 30 % de la moyenne, l’on considère qu’il s’agit d’une sécheresse agricole, en raison des effets sur les cultures vivrières.
Par contre, si pendant six mois consécutifs, la moyenne est inférieure à 30 %, la période est qualifiée de sécheresse hydrologique. Les cours d’eau, les réservoirs et les nappes souterraines sont alors affectés. Et si ce seuil de 30 % n’est pas atteint pendant 12 mois consécutifs, il s’agit alors d’une sécheresse météorologique.
“Si cela se produit, la situation sera catastrophique. Nous avons déjà connu cette situation en 1960-1961. Par contre en 1998-1999, la pluviosité était inférieure à 30 % pendant six mois”, conclut Subiraj Sok Appadu.
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