Publicité

“Eté océan Indien” sur le bouquet TPS France

17 janvier 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L’authenticité lovée au creux des accords de l’océan Indien est désormais du domaine du digital. L’émotion intangible des rythmes tropicaux fait l’objet de deux documentaires de 52 minutes produits par Digital Studio pour le compte de Mezzo, chaîne musicale du bouquet TPS France. Deux productions diffusées, “d’ici mars 2005”, selon Jérôme Valin, directeur de Digital Studio Maurice.

Balancé au rythme de deux “aventures festivalières”, au Festival de musiques métisses à Angoulême et à Sakifo Musik Festival à St Leu de la Réunion, ces deux moments d’intimité avec les artistes ont été réalisés dans le cadre d’une série intitulée L’été indien. Son objectif : brosser des portraits de musiciens de la région océan Indien.

“Ces documentaires, c’est l’image de notre volonté de mettre tout le monde dans le même panier, celui de la publicité de la culture indianocéanique.” Pendant près d’une heure, les téléspectateurs de la chaîne revivront le passage de l’océan sur le plateau d’Angoulême ainsi que celui – plein de transes et d’engagement musical – de Danyel Waro au Sakifo Musik Festival, à St Leu de la Réunion.

D’Angoulême, les caméras de Digital Studio ont ramené des instants attachants et criants de vérité de Menwar et de son sagaï aux bruits d’eau et de vent, au souffle parfois rauque, puis indolent. Les producteurs ont choisi d’immortaliser la douce mélancolie de l’accordéon de Marlin Augustin. Mais aussi le blues matiné de maloya de René Lacaille et l’énergie malgache de Jaojoby, entre autres.

Selon Jérôme Valin, “TPS est une chaîne orientée vers les musiques traditionnelles.” Public rêvé pour une rétrospective de la première édition du Sakifo Musik Festival, qui a vu la participation de Corneille, Keziah Jones et Johnny Clegg aux côtés de la figure emblématique du maloya : Danyel Waro. En plus de son timbre soyeux de militant idéologique, le documentaire donne l’occasion au poète chantant de crier son besoin, sa vision du maloya.

Si les deux documentaires ont déjà été diffusés sur RFO, “Waro en peak time et Angoulême en fin de soirée”, entre le 18 et le 30 décembre derniers, les téléspectateurs locaux devront encore attendre avant d’avoir accès aux images vendues à TPS France. “Les films documentaires ont été terminés début décembre. C’est la semaine prochaine que nous entamerons les négociations avec la Mauritius Broadcasting Authority (MBC),” nous a indiqué Jérôme Valin.

Crée en 1990 à la Réunion et en 1996 à Maurice, Digital Studio a fait ses armes dans la publicité avant de s’orienter à partir de 2000 vers le documentaire et la fiction. De la collaboration avec Caméléon Production et le réalisateur David Constantin, sont nés le court métrage Colas et le documentaire Diego l’interdite. Des réalisations à chaque fois récompensées. Dernière production en date : Bisanvil, court-métrage de fiction qui a reçu 30 000 euros de la délégation de la Commission européenne.

Publicité