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“Cette médaille est pour ma fille...”
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“Cette médaille est pour ma fille...”
<B>Cette médaille est enfin au rendez-vous…</B>
– Oui, enfin est le mot qui convient. Je suis extrêmement fier de cette médaille. Elle est peut-être en argent, mais à mes yeux elle vaut de l’or. D’autant plus que c’est la première médaille de l’athlétisme aux Jeux du Commonwealth.
<B> C’était un moment magique que de partager cette médaille avec ce public mauricien venu au Melbourne Cricket Ground…</B>
– C’était un tourbillon d’émotions. Cette médaille je la dédie à ma fille Milane, qui fête ses 19 mois aujourd’hui (NdlR : hier), à ma femme, à mes parents, à mes amis et à mon sponsor le Groupe Mon Loisir. Et puis je voudrais dire un grand merci à Dominique Meyepa qui est venu tout spécialement de Sydney pour me voir courir. A mes débuts, c’est lui qui m’a donné envie d’aller plus loin en athlétisme. C’était mon role model et aujourd’hui c’est un honneur de décrocher cette médaille devant lui. Et je suis plus que touché par le public mauricien présent au stade. C’était incroyable de les voir là, cela me touche énormément. J’ai aussi une pensée pour tous ceux qui ont suivi ma course de Maurice…
<B>Mais il y a tout de même un brin de regret…</B>
– C’est vrai, je suis quelque peu déçu, vu qu’à cinq mètres de l’arrivée j’étais encore en tête. Mais cette médaille est une première pour moi et je ne peux pas me plaindre. Il y un petit regret, mais pas d’amertume…
<B>À quel moment vous êtes-vous dit que la médaille ou la victoire était possible ?</B>
– Après les demi-finales. Là, j’ai vraiment réalisé que le coup était jouable. J’avais fait une bonne course, un bon virage et une bonne ligne droite. Ça m’a mis en confiance pour la suite. Cette course m’a motivé encore plus, surtout que j’avais affaire à Chris Williams, il fallait que j’aille vite afin d’assurer un bon couloir en finale. C’était un objectif atteint.
<B> Mais avant cette demi-finale, ressentiez-vous une certaine pression lors du premier tour et des quarts ?</B>
– Avant la demi-finale, je n’avais pas de pression. Tout se passait bien pour moi. Par contre, après la demi-finale, j’ai eu des crampes aux mollets. Mais, cela ne m’a pas vraiment perturbé. Heureusement que Barnabé Jolicoeur et Eric Milazar m’ont aidé à enlever ces crampes. Et je voudrais ajouter que je trouve aberrant qu’une équipe d’athlétisme vienne à une compétition de ce niveau sans un staff médical...
<B> Et maintenant, place au relais...</B>
– Oui. Nous avons des chances d’arriver en finale. Mais dommage que Henrico Louis ne sera pas avec nous à cause de sa blessure. Je suis confiant pour ce relais-là.
<B><I>Propos recueillis par Reynolds QUIRIN
(De Melbourne)</B></I>
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