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«Pain maison» et baguette

Dix boulangeries passées au crible : l’ACIM pointe des défauts de qualité

13 septembre 2026, 13:00

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Dix boulangeries passées au crible : l’ACIM pointe des défauts de qualité

L’Association des Consommateurs de l’Île Maurice (ACIM) tire la sonnette d’alarme sur la qualité de certains pains disponibles dans le commerce. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 11 septembre à son bureau, rue Lime, à Bell Village, son secrétaire général, Jayen Chellum, a présenté les résultats d’enquêtes et d’analyses effectuées sur des «pain maison» et des baguettes provenant de différentes régions de l’île.

Ces tests, réalisés entre avril et juin 2026 dans un laboratoire local, font suite à plusieurs plaintes de consommateurs concernant notamment la qualité du produit, sa durée de conservation et, dans certains cas, son poids. Dix boulangeries, situées notamment à Port-Louis, Curepipe, Bambous, Poste-de-Flacq, Quartier-Militaire, Calebasse, Pamplemousses, Terre-Rouge, Mahébourg et Vacoas, ont été sélectionnées. Les pains achetés ont été envoyés au laboratoire le jour même, pour analyse.

Selon le rapport présenté par l’ACIM, les paramètres examinés comprenaient le pH, la teneur en humidité et la masse nominale des pains.

Alcalinité élevée

Le constat le plus préoccupant concerne le pH. Alors que la norme MS 37:1985 prévoit une fourchette comprise entre 5,3 et 6, les résultats obtenus sur les échantillons analysés se situaient majoritairement audessus de 6. Les valeurs relevées variaient de 6,52 à 6,87, indiquant, selon l’association, une alcalinité élevée.

«Cela pourrait affecter l’absorption de la vitamine B, par l’organisme, à long terme», a alerté Jayen Chellum. Selon le rapport de l’ACIM, des conditions fortement alcalines pourraient dégrader certaines vitamines B et réduire l’absorption de minéraux essentiels. L’ingestion d’agents alcalins non neutralisés pourrait également provoquer des irritations et des malaises, précise le document.

L’ACIM évoque plusieurs causes possibles, dont une fermentation insuffisante, l’utilisation d’une eau alcaline ou encore le recours au bicarbonate de sodium comme agent levant.

Toutefois, des analyses supplémentaires seraient nécessaires pour déterminer précisément l’origine de ces résultats. L’association souligne également que cette alcalinité, combinée à la teneur en humidité, pourrait contribuer à réduire la durée de conservation du pain. Des consommateurs se plaignent d’ailleurs que certains pains deviennent élastiques, durs ou secs et ne peuvent être conservés pendant plus d’une journée.

L’enquête a aussi révélé des irrégularités concernant le poids de certains pains et baguettes, parfois inférieur aux quantités prévues. L’ACIM réclame ainsi des tests approfondis, un renforcement de la surveillance du marché et des mesures correctives. Elle rappelle que le pain réglementé bénéficie de subventions publiques et que les consommateurs ont droit à un produit de qualité.

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