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Étranglée par un neveu porté sur la bouteille
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Étranglée par un neveu porté sur la bouteille
«Pas kone ki finn pass dan so latet sa piti la ». À la cité Mangalkhan, Floréal, tout le monde s?interroge sur les raisons qui ont poussé Jean-Yves Ratseezanit, un maçon de 35 ans, à étrangler Alice Maléa, sa tante âgée de 88 ans, vendredi dernier. Le corps de la victime a été retrouvé étendu à côté de son lit dans la chambre à coucher, au premier étage de son domicile au block A8. Son agresseur a été arrêté et conduit à la Criminal Investigation Division (CID) pour y être interrogé.
Avant son arrestation, il avait laissé entendre à ses voisins qu?il avait étranglé sa tante. Selon nos renseignements, cette dernière aurait refusé de lui remettre de l?argent pour acheter de l?alcool. Furieux, il aurait alors commis l?irréparable.
En arrivant à la cité, nous constatons que quelques personnes plaçaient des chaises devant la maison pour la veillée mortuaire. En entrant dans le salon, un canapé avait déjà été installé. Pendant que certains montraient des signes de nervosité, une femme dans un coin avait les larmes aux yeux.
Lorsque nous nous approchons d?elle, un homme nous informe que la vieille dame se prénomme Hélène, qu?elle est la s?ur de la victime et qu?elle habite sous le même toit avec leurs quatre neveux. Hélène nous raconte alors qu?Alice et elle-même se sont installées chez leurs neveux depuis bientôt cinq mois. Solange, la mère desdits neveux, et qui est aussi leur s?ur, est décédée il y a deux ans. « Nou finn vinn res kot nou bann neve depi oktob lane dernie. Zame mo ti pou kroir ki Alice ti pou konn enn move lamor dan sa lakaz la », affirme Hélène, la voix pleine de tristesse.
Jean-Yves avait cessé de travailler depuis le début du mois de janvier et ce célibataire avait un sérieux penchant pour l?alcool. Pour s?en en procurer, il demandait de l?argent à ses tantes. « Kan nou ti refiz donn li, li ti amerde. Se depi sa ki mo finn aret donn larzan pou li boir », nous confie Hélène.
« Mo finn mett mo matant pandi »
Que s?est-il passé ce vendredi fatidique ? Il est alors environ 14 heures. L?attention du voisin est attirée par les hurlements d?un chien face au domicile de la victime. Le voisin sort alors de sa maison et va voir de quoi il retourne. Au même moment, il voit Jean-Yves sortir de la maison. Ce dernier s?approche de lui et lui dit : « Mo finn mett mo matant pandi. » Le voisin ne prête pas attention à ce que Jean-Yves vient de dire car ce dernier est visiblement éméché.
Lorsqu?il retourne chez lui, il confie à sa femme ce que Jean-Yves vient de raconter. Quelques minutes après, voilà que Jean-Yves se présente à leur domicile. La femme du voisin sort à son tour et lui demande ce qui s?est passé. D?un ton calme, Jean Yves lui répondit : « Mo finn trangle mo matant. » La voisine décide d?alerter la police. À l?arrivée des agents, il ne montrera aucun signe de résistance et sera embarqué et conduit dans les locaux de la CID pour être interrogé. Une bien triste et sordide affaire.
N.A.
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