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À propos des prestations sociales

3 juin 2007, 00:00

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Aussi longtemps que le système de versement de prestations sociales existera dans sa forme actuelle, les relations conflictuelles entre certains bénéficiaires et certains fonctionnaires du ministère de la Sécurité sociale, risquent de perdurer. « Zot pa kon koz ek dimoune. A koz ou mizer, zotte fer ou senti com si ou enn krever. Zot poz ou boucou kestyon ou a dire ki ou pe koz menti. Li pas bon zot fair sa. Nou pa ine choizir pou vine mizer. Mo fin senti sa létemp mo fin ale rode l?argent pou pey fiz lekzame », se lamente un bénéficiaire.

Selon un fonctionnaire qui a déjà travaillé au ministère de la Sécurité sociale, plusieurs raisons peuvent expliquer ces conflits entre bénéficiaires et fonctionnaires. Premièrement, certaines personnes exigent un service plus rapide, et cela finit souvent en dérapage verbal. Il y a aussi la difficulté pour des bénéficiaires d?accepter la possibilité d?être déclarés inéligibles pour non-respect de certains critères spécifiques.

La persistance d?une mentalité selon laquelle une prestation devrait être considérée comme un droit acquis qu?il ne faut jamais remettre en question, est également source de conflit.

Par ailleurs, les règlements et les procédures dont l?application n?intervient pas toujours immédiatement après l?annonce d?une mesure, peuvent poser problème.

« C?est avec beaucoup d?appréhension qu?un fonctionnaire envisage d?affronter un bénéficiaire à qui il doit annoncer qu?il ne pourrait plus en profiter. La frustration qu?engendre une telle décision, neuf fois sur dix, donne lieu à des insultes », raconte le fonctionnaire.

Pour Poonith Ramjug, secrétaire général de la Government Servants Association (GSA), les germes de conflits relationnels entre certains bénéficiaires des prestations sociales et des fonctionnaires du ministère de la Sécurité sociale sont tributaires d?un système basé essentiellement sur le ciblage. « Il n?y a aucun problème lorsqu?une prestation sociale est donnée de façon universelle », explique-t-il.

Les dérapages verbaux entre bénéficiaires et fonctionnaires ne sont à l?honneur ni des uns ni des autres. L?éligibilité à une forme quelconque d?aide sociale ne doit pas être considérée comme un droit acquis que le fonctionnaire ne peut pas remettre en cause de façon objective et transparente.

En outre, ce dernier a le devoir de s?assurer, qu?en toutes circonstances, la dignité et l?honneur du bénéficiaire d?une prestation sociale sont scrupuleusement respectés. Il est de la responsabilité du ministère de la Sécurité sociale de repérer les causes profondes de ce malaise, de formuler des solutions appropriées et surtout de s?assurer que ses fonctionnaires disposent des conditions optimales pour assumer au mieux leur fonction.

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