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À propos des infrastructures routières

6 mai 2007, 00:00

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Une des grilles en fer forgé placées à intervalle régulier sur le trottoir contigu à l?entrée principale du lycée polytechnique de Camp-Levieux, Rose-Hill, a disparu dans la nuit du 17 au 18 mars 2007. La ou les personnes qui ont commis cet acte répréhensible font preuve d?un mépris total de la sécurité des autres usagers de la route.

En effet, l?enlèvement de cette grille laisse un trou à même le trottoir. Malheur à celui qui passe par là la nuit ou aux petites heures du matin. S?il y tombe accidentellement, il aura de la chance s?il n?a pas les deux jambes brisées. Et si après une fausse man?uvre, un automobiliste ou un motocycliste termine sa course au niveau de ce trou, il n?est pas difficile d?imaginer les conséquences.

La façon dont cette grille a été enlevée suggère que ce pourrait être là l??uvre de ces indélicats qui volent certaines installations publiques pour les revendre aux entreprises locales ou étrangères engagées dans le recyclage de vieille ferraille, ou à un de leurs intermédiaires.

Ces opérateurs ont-ils perdu leur sens de la responsabilité en acceptant, sans discernement, tous les produits qui leur sont livrés ? Admettons que ces derniers ont trouvé un nouveau créneau d?activités où les règlements appropriés, pour une raison ou une autre, n?ont pas encore été formulés. N?est-ce pas le devoir des autorités compétentes de se pencher sur le problème en promulguant les règlements qui, dans une large mesure, pourraient contribuer à assainir la situation ?

La photo ci-contre a été prise le 21 mars 2007. Jusqu?ici, seul le geste d?un bon Samaritain protège les usagers de la route d?un accident potentiel. Ainsi, deux plaques de béton ont bien été déposées sur cette ouverture béante, mais en longueur. L?une des deux plaques, sans doute trop petite pour couvrir toute la superficie de l?orifice, s?y est renversée. En fin de compte, le danger demeure.

Du 21 mars à ce jour, rien de vraiment sérieux n?a été entrepris pour remédier à cette situation. Et cette absence de réaction n?est pas étonnante. Pour certains responsables des infrastructures publiques, le mot entretien semble avoir été éliminé de leur vocabulaire.

Et pour cause. Dans la région, des drains installés à grands frais il y a quelques années, n?ont pratiquement pas été nettoyés depuis. Des corps étrangers se sont déposés à différents points du système d?évacuation des eaux. Une épaisse couche de poussière s?est amoncelée là où les drains ne sont pas couverts. En période de pluies, les eaux qui ne parviennent pas à s?évacuer par les drains, se frayent un passage sur la chaussée, en l?inondant par la même occasion.

La personne qui a enlevé cette grille a, certes, commis un acte irresponsable et odieux, mais ce n?est pas une raison pour ignorer les dangers auxquels cet acte irréfléchi expose les usagers de la route.

P.S : La rédaction de cette rubrique a été bouclée dans la journée de jeudi dernier dans le but de réagir contre un eyesore qui n?a que trop duré. Une visite a été effectuée sur le site aux petites heures du matin de vendredi dernier, afin de vérifier si l?indifférence affichée par rapport à ce danger potentiel durait toujours.

Surprise : l?orifice n?existe plus.

Il a été recouvert par quatre plaques posées en longueur. Félicitons quand même ceux qui ont pris conscience de ce danger et qui y ont apporté le remède approprié, même si c?était avec un peu de retard. Comme dit l?adage, mieux vaut tard que jamais !

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