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À la douane comme à la guerre
L?International Property Rights (IPR) a vu le jour il y a un an, au moment de l?affaire Ralph Lauren. C?est un département de la douane dirigé par Tony Brasse, chargé de ce qu?on appelle la border protection. Cette brigade a pour mission de saisir les contrefaçons à l?entrée et à la sortie de l?aéroport et au port. Dix-sept douaniers sont à pied d??uvre. Des faux, ils en ont vu de tous types et de toutes les couleurs : des boîtes de Pioneer avec la mention made in Japan et plus loin « fabriqué en Chine », des Tommy Girl, made in USA, des sacs Vuitton, made in France, qui viennent tous de Chine. Ils pourchassent aussi les petits malins qui diluent les marques et font venir des « Panasoanic », traquent les chaussettes « Nlke », différencient entre un faux WD-40 et un W2-40. I « Nous menons une lutte sans merci surtout depuis que l?île est devenue une Duty Free Island. En nous basant sur le trip agreement, nous devons combattre la contrefaçon, tout produit qui a un caractère qu?il n?a pas, tout produit faux que l?on fait passer pour un vrai », explique Tony Brasse.
Tant pis donc pour tous ces commerçants qui se plaignent d?avoir hypothéqué leur maison, d?avoir fait des dettes pour pouvoir acheter des marchandises en Chine et les revendre ici. Les consommateurs devraient être sur leurs gardes.
« Une consommatrice achète un sac Vuitton à Rs 3 000 après avoir longuement négocié car le prix initial était de Rs 7 000. En fait, le commerçant a déclaré à la douane qu?il avait acheté ces sacs à Rs 35. »
En principe, le contrôleur de douane impose des amendes aux contrefacteurs, saisit les produits et les fait détruire, mais accepte parfois que ces produits soient debranded et remis sur le marché.
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