Publicité
«Melting-Pot»
<B>Par Nico PANOU</B>
La perspective d?un prochain accord entre l?Union européenne et les pays en développement, sur les possibilités d?une migration circulaire, est du plus haut intérêt pour chacune des deux parties. Autant les pays européens ont besoin de travailleurs étrangers pour suppléer aux défaillances d?une population vieillissante, autant les pays en développement sont appelés à trouver des solutions au chômage endémique auquel ils sont confrontés.
Ceci est un bel exemple de ce qu?on appelle, de nos jours, une «win-win situation», car chacun des pays concernés par l?accord en tire grand profit.
Maurice n?y fera certainement pas exception. Malgré une performance économique relativement meilleure que celles réalisées dans plusieurs nations africaines, le pays, à l?instar de beaucoup d?autres, s?apprête déjà à saisir cette opportunité qui lui est offerte. Et c?est tout à fait raisonnable de savourer ce beau fruit de la mondialisation.
Ce qui, par contre, n?est guère raisonnable, c?est le fait de n?emboucher la trompette de la globalisation uniquement quand il y va de notre intérêt.
Le cas Bert Cunningham, qui a récemment défrayé la chronique, a laissé à ce pays une image bien terne. Cet homme, qui a servi pendant des années Maurice, est devenu, du jour au lendemain, un indésirable, un étranger, un «bachiara».
Le citoyen canadien a suscité, auprès de personnes respectables, des attitudes extrêmement xénophobes, pour ne pas dire racistes.
La mondialisation, ce n?est pas seulement pour les autres. Nous ne pouvons pas continuer à traiter ainsi ceux qui nous apportent leur savoir-faire quand, au même moment, beaucoup de nos compatriotes vivent à l?extérieur. Nous ne pouvons fermer nos frontières juste au moment où le monde devient un village planétaire. Nous ne pouvons pas longtemps nous passer des autres. Et comme dans un «melting pot», nous sommes appelés, tous, à vivre ensemble.
Publicité
Publicité
Les plus récents