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Environnement marin

Un nouveau plan pour préserver l’île aux Cerfs

9 août 2026, 21:00

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Un nouveau plan pour préserver l’île aux Cerfs

■ Les activités autour de l’île aux Cerfs et de l’îlot Mangénie se déroulent dans un environnement côtier et marin qui comprend mangroves, zones humides, habitats côtiers et herbiers marins, en lien avec le lagon de l’Est.

Chaque année, plusieurs centaines de milliers de visiteurs fréquentent l’île aux Cerfs, attirés par son lagon, ses plages et ses paysages. Le site accueille de nombreuses activités, notamment les loisirs nautiques, la restauration, les commerces, les excursions et les espaces de détente. Cette forte fréquentation et la diversité des activités posent aujourd’hui la question de la gestion du site, avec la nécessité de trouver un équilibre entre l’accueil des visiteurs, l’organisation des activités et la préservation de l’environnement.

L’enjeu est d’autant plus important que l’île aux Cerfs se situe dans un environnement marin sensible. Le site est lié à la Trou-d’Eau Douce Fishing Reserve, proclamée Marine Protected Area en 2000. Il s’étend sur près de 574 hectares entre Trou-d’Eau-Douce et Pointe-aux-Feuilles. Les différentes activités qui se déroulent autour de l’île aux Cerfs et de l’îlot Mangénie prennent place dans un environnement côtier et marin composé de plusieurs milieux naturels, parmi lesquels des mangroves, des zones humides, des habitats côtiers et des herbiers marins, en lien avec le lagon de l’Est.

C’est dans ce contexte que Riveo, à travers sa filiale Loisirs Des Iles Ltd (LDI), lance un plan de «régénération durable». Celui-ci repose sur cinq priorités : préserver le patrimoine naturel, améliorer les conditions d’accueil, mieux organiser les activités, renforcer la gouvernance environnementale et consacrer des ressources à la conservation du site sur le long terme.

La préservation des milieux naturels passe notamment par la création progressive d’un Eco-Park. Celui-ci ne concernera pas l’ensemble de l’île aux Cerfs, mais une partie du site, avec une emprise principalement située sur la plus grande partie de l’îlot Mangénie. Le projet prévoit notamment la restauration d’habitats naturels, la protection des mangroves et du littoral, ainsi que des mesures en faveur de la biodiversité et de la résilience écologique. Les autres espaces de l’île continueront à accueillir les visiteurs et les activités autorisées.

Un écomusée est également envisagé pour faire découvrir aux Mauriciens et aux visiteurs la richesse écologique de l’île aux Cerfs, de l’îlot Mangénie et du lagon de l’Est. L’accès au site sera maintenu, avec des améliorations annoncées au niveau des infrastructures et des espaces aménagés. Le projet prévoit ainsi de renforcer les conditions d’accueil tout en poursuivant les actions de préservation du site.

La restauration, les barbecues traditionnels, les activités nautiques et le transport des visiteurs par bateau sont en particulier concernés par le projet. Les opérateurs titulaires des licences requises continueront à exercer leurs activités dans un cadre davantage structuré. Selon le projet présenté, des espaces dédiés et des infrastructures adaptées sont prévus, ainsi que des partenariats avec Riveo, en complément des autorisations délivrées par les autorités.

Gregory Coquet, Chief Operations Officer de Riveo, résume l’approche ainsi : «Notre ambition est de préserver durablement ce site tout en améliorant l’expérience des visiteurs et en offrant aux opérateurs titulaires des licences requises un cadre plus structuré pour exercer leurs activités.»

La gestion de l’Eco-Park reposerait sur une organisation à but non lucratif, l’Île aux Cerfs Eco-Park Foundation. La Fondation aurait notamment pour rôle de financer et de coordonner les actions de conservation, de restauration écologique et de sensibilisation environnementale. Elle devrait travailler avec les autorités, les opérateurs et les autres parties prenantes. Le Management Plan élaboré par Dynamia servirait notamment de référence pour la gestion du parc.

«L’île aux Cerfs et l’îlot Mangénie forment un ensemble écologique sensible, directement lié au lagon de l’Est. L’ambition de le régénérer implique de mieux comprendre ses écosystèmes, d’adapter les usages et de se doter d’une gouvernance dédiée, comme proposé dans le Management Plan. Cela permettra aux Mauriciens comme aux visiteurs de redécouvrir la richesse que ces milieux nous apportent chaque jour», explique Thierry Le Breton, co-fondateur de Dynamia.

Des ressources seront également consacrées à la restauration de certains milieux naturels et à la conservation. Ces interventions sont appelées à s’inscrire dans le temps, avec un suivi des espaces restaurés et des écosystèmes concernés.

Pour les Mauriciens, l’accès au site restera gratuit. Pour les visiteurs, les évolutions annoncées concernent surtout les infrastructures, les espaces aménagés et les possibilités de découverte du patrimoine naturel. Dans l’ensemble, le plan présenté cherche à préserver le patrimoine naturel de l’île aux Cerfs tout en maintenant son accessibilité, en améliorant les conditions d’accueil et en encadrant davantage les activités qui s’y déroulent.

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