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«La concurrence est un défi que nous devons relever»
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«La concurrence est un défi que nous devons relever»
● Vu sa petite taille, la SEAB arrivera-t-elle à faire face à la concurrence des grandes banques de la place ?
Sur un marché aussi compétitif que celui de Maurice, la concurrence est un défi que nous devons relever. Mais ce dont il faut toujours se rappeler, c?est que la SEAB, même si certains l?estiment petite, jouit du support du British American Investment Group et du réseau que cette institution de renommée internationale a établi. Grâce à cet atout, la SEAB va pouvoir accroître ses capacités en termes de technologies, ouvrir d?autres succursales, installer plus de guichets automatiques sans négliger l?introduction de nouveaux produits et services. Notre objectif est évidemment d?offrir à nos clients, les meilleurs produits et services dont dispose la banque. En fin de compte, nous voulons nous assurer que les clients de la SEAB bénéficient des nouveaux changements que nous comptons effectuer très bientôt.
● Quel positionnement comptez-vous alors adopter ?
Étant une "full commercial and retail bank", la SEAB se positionnera comme la banque de tous les Mauriciens. Notre vision est de rendre les activités bancaires la chose la plus simple. Nous tenons également à ce que notre accueil soit le plus chaleureux que possible. Dès lors, la banque offrira des produits et services destinés à chacun des segments de la population, y compris les jeunes, les femmes, la population active, et les personnes âgées.
● Ainsi, vous comptez rester dans le «retail banking». N?êtes-vous pas intéressé par le «high networth individuals» comme certains de vos concurrents ? Ou peut-être devenir une banque d?investissement ?
La SEAB a déjà une forte présence dans tous les segments du marché «retail». Compte tenu de la compétitivité qui prévaut dans le secteur bancaire, la SEAB va, sans aucun doute, explorer d?autres possibilités. Les produits et services qui sont nécessaires seront développés pour répondre aux besoins de ces créneaux. Avec la croissance économique soutenue de Maurice, je suis persuadé que beaucoup d?opportunités se présenteront. À nous de savoir les saisir. Cela dit, l?«investment banking» est une autre possibilité que nous allons explorer. Mais nous continuerons à servir nos clients actuels. Nous voulons aussi rapprocher la banque des autres segments de la population.
● Et peut-être adopter une stratégie régionale ?
En premier lieu, la SEAB veut se consacrer à l?expansion de ses activités à Maurice. Cependant, nous n?excluons pas de considérer une approche régionale. Je dois d?ailleurs vous rappeler que le BAI est déjà présente dans le secteur bancaire en Afrique, à travers des actifs dans la banque la plus active au Kenya, «Equity Bank».
● Allez-vous faire du «rebranding», changer de nom ?
Oui, nous allons changer de nom. L?approbation des autorités régulatrices est d?abord nécessaire. Dès qu?elle sera obtenue, nous nous ferons le plaisir de communiquer le nouveau nom de la banque à nos clients et au public en général. Cela donnera lieu à un exercice de «rebranding» complet.
● Vous pratiquez un taux d?intérêt inférieur à celui offert par vos concurrents. Est-ce là une de vos stratégies d?acquisition de nouvelles parts de marchés ?
Les taux d?intérêt changent conformément aux lois du marché et sont régis par la politique monétaire de la Banque de Maurice. Ces facteurs sont pris en considération au moment où nous fixons nos taux d?intérêt.
● Vous vous intéressez à l?«Islamic Banking». Y a-t-il là des opportunités à saisir ?
L?«Islamic Banking» est toujours à un stade embryonnaire à Maurice. Cependant, il y a une forte volonté pour encourager le développement des produits respectant la charia (NdlR. : la loi coranique) En considérant la composition de la population, il existe un marché, certes petit, mais qui va certainement grossir. Ce genre de produit pourra intéresser n?importe quel client, mais il pourra avoir un grand succès surtout avec le développement des petites et moyennes entreprises et les besoins des «Venture capital funds».
● Combien la SEAB compte-t-elle investir pour réaliser cette ambitieuse stratégie de développement ?
Pour obtenir les ressources nécessaires à la réalisation de cette stratégie, la SEAB fera appel à ses actionnaires. Nous allons rechercher environ Rs 300 millions additionnelles afin d?augmenter le capital actuel qui s?élève à Rs 200 millions. Nous comptons injecter encore plus de capitaux pendant les quatre prochaines années, compte tenu, évidemment, des conditions qui prévaudraient.
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