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«Il y a un intérêt accru pour trouver des partenaires stratégiques étrangers»
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«Il y a un intérêt accru pour trouver des partenaires stratégiques étrangers»
● <B>Les services de «Corporate Finance» prennent de l?ampleur à Maurice. Pourriez-vous nous présenter brièvement cette discipline ?</B>
La Corporate Finance propose aux sociétés un outil d?analyse financier qui leur permet de prendre des décisions concernant la gestion des capitaux, et plus particulièrement la gestion des liquidités. Il y a différents aspects de Corporate Finance, telles l?évaluation des projets et la quantification des risques financiers. L?évaluation des risques est un métier crucial dans un contexte où le monde de l?entreprise fait face à beaucoup d?incertitudes.
La fusion et l?acquisition des entreprises sont dans le domaine de la Corporate Finance. Le Corporate financier, comme on l?appelle dans le métier, va aider à l?évaluation des compagnies concernées.
● <B>Quelle est la différence entre le métier de «Corporate» financier et celui de liquidateur ou de «Receiver Manager» ?</B>
Il est vrai que ces deux métiers sont très étroitement liés. Le job du Receiver Manager ou du liquidateur est de trouver des acquéreurs pour des entreprises qui sont en difficulté. Par contre, dans le cas de fusion et d?acquisition, il s?agit d?une société en bonne santé qui veut s?agrandir rapidement. Le but du Corporate financier est d?augmenter la valeur de l?entreprise.
A Maurice, nous ne sommes pas limités à considérer uniquement les opportunités locales. Il y a beaucoup de possibilités transfrontalières en Afrique ou même dans les pays comme l?Inde ou en Europe. Beaucoup d?entreprises mauriciennes recherchent des partenaires stratégiques à l?étranger.
Ces deux dernières années ont vu beaucoup d?activités de fusions et d?acquisitions. On a vu plusieurs sociétés se désengager dans certaines activités jugées périphériques pour se concentrer sur leur core business.
D?autres qui veulent réaliser une croissance forte optent pour des rachats de sociétés. Récemment, Sun Resorts a annoncé sa décision de racheter une société hôtelière aux Maldives.
Il y a eu de grosses transactions ces dernières années. Il y un intérêt accru pour trouver des partenaires stratégiques étrangers. Au niveau de BDO DCDM, nous aidons nos clients à trouver des partenaires étrangers. Nous avons facilité le rapprochement d?une banque kenyenne (Investment and Mortgages Bank) avec CIEL Investments pour l?acquisition de la First City Bank.
● <B>Plusieurs conglomérats sont en train de se désintégrer. Quel en est l?objectif ? </B>
Il y a une tendance pour les conglomérats de se concentrer dans certains secteurs d?activités. Ils se désengagent des opérations qu?ils estiment avoir un potentiel de croissance moindre. Il s?agit, pour eux, de libérer des capitaux et des ressources humaines qui sont déjà très limitées et les réorienter vers des activités qui sont plus porteuses de valeur dans le moyen et long termes.
Les groupes ont plus de ressources à leur disposition pour déployer vers les secteurs à forte profitabilité et où le potentiel d?expansion est intéressant.
● <B>Comment le marché réagit-il à ce phénomène de restructuration de conglomérats ? </B>
Le marché réagit positivement à cette démarche de réorganisation et de réorientation des activités. Il est important que les directeurs donnent les informations nécessaires qui puissent permettre aux investisseurs d?apprécier ces initiatives à leur juste valeur.
Ireland Blyth Ltd (IBL) avait vendu, il y a quelques années, sa filiale de commercialisation de voitures, Iframac. Récemment, le groupe s?est débarrassé de sa division de consumer goods. IBL a ainsi dégagé de la valeur pour se concentrer dans les services financiers et le seafood hub notamment.
Le marché a accueilli positivement ces développements et le prix de l?action de IBL aujourd?hui en est le reflet.
Propos recueillis par</I> <B>Akilesh ROOPUN</B>
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