Publicité

« Un handicap pour l?investissement »

14 mai 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

On a l?impression que le patronat s?en est finalement sorti avec un fair deal lors des tripartites ?

À aucun moment ! Avec la situation calamiteuse dans le sucre et le textile, nous avions demandé qu?il n?y ait pas de compensation cette année. Pour ces secteurs, payer la compensation entraînera des pertes d?emploi, avec un véritable risque d?une crise sociale dans un proche avenir. C?est cela la réalité.

Vous pouvez comprendre que les syndicats sursautent quand on leur parle de zéro compensation?

Ils sursautent tout le temps. Demander Rs 718 par les temps qui courent, ce n?est pas sérieux.

La compensation coûtera Rs 855 millions au secteur privé. Quels en seront les effets ?

Tout cela va se refléter sur les coûts de production, les profits et la rentabilité. Ce sont Rs 855 millions d?investisse-ments en moins dans le pays, ce qui est un handicap. Cette somme aurait pu servir à créer d?autres emplois ou à empêcher des fermetures d?usines.

La MEF va-t-elle demander aux entreprises qui le peuvent de payer des compensations supérieures à celles arrêtées lors des tripartites ?

Vendredi matin, un questionnaire a été envoyé par mail à toutes les entreprises affiliées. Nous avons demandé à ceux qui le peuvent de payer plus. Qu?il s?agisse des firmes du secteur bancaire ou de celles qui sont performantes dans le textile. Dans les jours et semaines à venir, nous seronsen mesure de dire qui peut faire un effort supplémentaire et dans quelles proportions.

Et-ce la fin des tripartites selon vous ?

Nous avons toujours demandé l?instauration de négociations collectives. Nous ne pouvons pas continuer à fonctionner avec un système qui date de plus de 20 ans, et qui était peut-être adapté à cette époque. Mais le changement n?est pas synonyme de fin des tripartites. Nous croyons qu?il est important pour le secteur privé de maintenir le dialogue institutionnel avec ses deux partenaires que sont le gouvernement et les syndicats. Pour preuve, nous proposons l?établissement d?un National Tripartite Forum permanent qui s?occuperait aussi bien des questions salariales, que des conditions de travail ou de la compétitivité.

Publicité