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« Les petites entreprises textiles doivent devenir plus compétitives »

7 octobre 2006, 20:00

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« Enterprise Mauritius » a organisé plusieurs ateliers de travail et présenté un plan d?action pour le textile et l?habillement. Quelles en sont les retombées ?

Au fil des divers workshops, c?est tout un travail de sensibilisation qui a été entrepris et un travail de mobilisation vers la redynamisation du textile et le support des entreprises. Le plan d?action aborde la question de la logistique. D?ailleurs, Enterprise Mauritius a reçu une étude commandée de la firme CRET-LOG en France pour la mise en place d?une plate-forme entre Maurice et en Europe, permettant une plus grande activité entre fournisseur et acheteur. L?amélioration du temps de réaction et la réduction du coût de la logistique sont ainsi obtenues, amenant donc un gain en compétitivité.

Finalement, le plan entend ramener les petites entreprises à une meilleure collaboration entre elles pour le clustering de certaines activités, comme le marketing.

Quel est votre constat de la situation du textile à Maurice ?

Une comparaison entre le premier semestre 2005 et le premier semestre 2006 démontre qu?il y a des signes de relance et de croissance dans le textile. Le groupe de filature et tissage connaît de gros investissements, ce qui est un signe indéniable de la confiance du secteur d?activité en aval. Cela renforce l?intégration du secteur et améliore la compétitivité des fabricants de vêtements.

D?ailleurs, les vingt plus grosses entreprises sont très bien stabilisées aujourd?hui et se repositionnent correctement dans le produit habillement mode et dans la chaîne de valeurs du secteur au niveau international. Certaines investissent dans leur expansion. De gros efforts sont faits pour la reconquête du marché américain comme pour la participation à la foire internationale MAGIC où Enterprise Mauritius a investi Rs 1 million pour soutenir la démarche des entreprises. C?est un groupe d?entreprises qui se porte aujourd?hui bien mieux qu?en 2005.

Par contre, c?est sur les troisième et quatrième groupes que doit se porter toute l?attention du programme de restructuration du secteur. Le premier est constitué d?une soixantaine d?entreprises moyennes entre 100 et 1 000 employés, et est un groupe diversifié, ayant des forces et des faiblesses, mais un bon potentiel pour mieux faire en termes d?exportation. Et le quatrième groupe est fait d?environ 125 entreprises et constitue essentiellement des petites entreprises tournées vers la production pour le marché domestique.

Comment redynamiser le secteur ?

La restructuration est importante. Au niveau des petites entreprises, qui sont évidemment les plus fragiles, un gros travail de développement de capacité doit être entrepris pour les rendre plus compétitives sur le marché local et pour prendre d?assaut le marché régional.

L?ensemble de tout ce programme vise évidemment à accroître les exportations des produits textiles et habillement, à stabiliser sinon augmenter l?emploi dans le secteur et à diversifier tant les marchés que la clientèle sur laquelle le secteur repose.

Il faut développer davantage l?accès au marché. Cela est bien engagé déjà par le ministère du Commerce international qui a presque abouti à un accord de commerce préférentiel avec l?Inde. Cela pourrait nous donner un accès hors taxes à ce marché pour des produits à haute valeur ajoutée. Un tel accord est présentement en négociation avec le Pakistan.

Par ailleurs, nous concentrons nos efforts sur les autres marchés. Par exemple, nous avons fait venir en juin un groupe de 12 gros acheteurs sud-africains pour les amener à acheter à Maurice. Nos exportations sur ce marché sont d?ailleurs en croissance fulgurante. C?est tout le travail de préparation pour une meilleure pénétration du marché régional océan Indien-Afrique.

Un autre élément est d?amener les entreprises moyennes à repositionner leur objectif clientèle et le genre de produits appropriés à la clientèle ciblée. Nous allons donc bientôt lancer un programme pour 40 entreprises à travers l?International Trade Centre, qui, pendant deux ans, trouvera les clients appropriés et aidera les entreprises à fabriquer les produits adéquats.

Nous apporterons aussi notre soutien aux entreprises pour le développement de leur capacité et pour leur repositionnement sur les marchés ciblés comme la France, la Grande-Bretagne et la Scandinavie.

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