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« Les Mauriciens émigrent pour assurer l?avenir de leurs enfants »

27 mai 2007, 00:00

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Quels sont les objectifs et le fonctionnement d?Able Immigration ?

Le but d?Able Immigration est de faciliter les projets d?émigration. D?abord, nous faisons une évaluation pour attester des qualifications académiques et professionnelles du demandeur, et de ses capacités linguistiques. À partir de là, nous proposons un plan d?émigration adapté à son cas.

Il y a plusieurs types d?émigration pour les différentes provinces du Canada. Par exemple, dans le cas de celui basé sur le parrainage, une personne possédant déjà le statut de résident canadien peut soutenir la demande d?émigration de ses parents ou d?un autre membre de la famille. Il y a aussi l?émigration pour le travail ou encore pour poursuivre des études, entre autres.

Nous dispensons également des conseils pour que la personne puisse trouver un emploi dans le pays où elle émigre, ceci en la canalisant vers les agences de recrutement qui y sont basées. Il y a un suivi depuis le moment où les démarches sont entreprises par le demandeur jusqu?à ce qu?il arrive au Canada.

Notre assistance pour l?émigration s?étend aussi à d?autres pays comme l?Australie, la Nouvelle-Zélande, l?Égypte, entre autres, avec plusieurs branches dans le monde, afin de couvrir les régions africaine et américaine.

Beaucoup de Mauriciens songent davantage à l?émigration actuellement. Pourquoi ?

Il y a plusieurs raisons derrière le départ des Mauriciens vers l?étranger. La première étant l?avenir des enfants. Les chefs de famille saisissent l?option émigration afin d?assurer l?éducation de leurs enfants, surtout ceux qui sont en bas âge. D?autant plus que les pays étrangers offrent diverses facilités. Au Canada, pour ce qui est des études au niveau primaire, il y a trois systèmes d?éducation : le français, qui fonctionne comme le lycée, le système anglais, et la French Emersion School, qui est une combinaison des deux. Pour le post-secondaire, il y a une multitude de collèges et les frais d?inscription sont abordables.

En second lieu, on émigre également pour poursuivre un développement professionnel. Le marché canadien, c?est aussi une ouverture sur l?Amérique et le Mexique. Il y a, d?ailleurs, un traité régissant l?ordre professionnel de ces pays, facilitant la mobilisation de la main-d??uvre. Et les Mauriciens ont un sérieux avantage : ils sont bilingues et cela facilite leur intégration. Il y a aussi des possibilités d?investissement dans ces pays et également d?acquisition de biens comme une maison.

Par ailleurs, avec la mondialisation, nous réalisons qu?il y a une nécessité de reloger les personnes qui sont dans les différents continents afin qu?elles bénéficient d?une meilleure redistribution des ressources. Par exemple, la Chine, l?Inde, les Philippines, le Pakistan, sont les quatre premiers pays d?où provient la majorité d?émigrants vers le Canada. La principale raison derrière, c?est la surpopulation prévalant dans ces pays. À l?inverse, les autres pays qui sont sous-peuplés acceptent une grande majorité d?émigrants, afin de les relocaliser.

Quel est l?impact sur la famille du Mauricien qui s?en va à l?étranger ? Est-ce que cela n?entraîne pas des risques de brain drain ?

Je pense que les répercussions sont positives. Il y a la possibilité de rendre visite à l?enfant qui a quitté sa famille pour émigrer. Mais il existe également l?opportunité pour celle-ci de le rejoindre grâce à l?émigration par parrainage. Certaines provinces favorisent justement l?émigration familiale. Je ne considère pas que les Mauriciens qui partent vont ainsi générer un brain drain. Par contre, l?émigration favorise le brain gain ! Car on part avec des expériences et on va en acquérir d?autres dans le pays étranger. D?ailleurs, il y a beaucoup de possibilités, que ce soit pour l?approfondissement des connaissances ou pour l?investissement. Le Mauricien qui émigre n?est que gagnant !

L?émigration n?est pas toujours sans risques. Comment distinguer un consultant accrédité d?un autre ?

Il y a un aspect impératif lorsqu?on souhaite avoir recours aux services d?un facilitateur. Aucun consultant en émigration ne peut opérer sans une licence. Il est souhaitable qu?il ait un diplôme spécialisé dans la loi de l?émigration. Il y a aussi des affiliations. Par exemple, je suis membre de la Canadian Agency of Immigration Consultants. Toutes ces affiliations et qualifications professionnelles sont essentielles dans l?émigration, car nous sommes mandatés pour représenter les clients auprès des autorités étrangères.

Quelles sont les formalités et les procédures à suivre pour émigrer ? Combien cela coûte-t-il ?

Au début, il faut constituer une demande et un dossier avec tous les documents civils, mais également les certificats académiques et professionnels attestant l?expérience professionnelle. Les critères d?éligibilité du demandeur seront ensuite soumis à une évaluation par pointage. En fonction du calcul, on saura si celui-ci satisfait les critères et peut donc poursuivre avec ses démarches pour émigrer. Il y a aussi un examen linguistique à passer. Celui-ci est effectué par l?Alliance française.

L?émigration est un plan à long-terme. Il faut que le dossier du demandeur soit bien préparé. Les procédures peuvent durer entre trois et six mois, parfois une année. Pour ce qui est des coûts, cela varie. D?abord en fonction des provinces vers lesquelles la personne compte émigrer, mais également le type d?émigration pour lequel il postule.

Souvent, en arrivant dans un pays étranger, les réalités sont toutes autres. Comment faire face à cela ?

Quand on quitte son île natale, il faut se préparer. D?abord, on se sépare de ses proches, mais également de son confort. Et arrivé dans un pays étranger, il faudra faire des sacrifices, car l?on est confronté à un nouvel environnement, à des obstacles. Par exemple, on peut ne pas décrocher le travail auquel on aspirait. Le demandeur doit prendre conscience de ces réalités lorsqu?il fait ses démarches. C?est pour cela que nous essayons de donner des conseils adaptés à sa situation. Chaque cas est spécifique. Nous tâchons de conseiller le demandeur afin qu?il puisse prendre des mesures appropriées et faire de son projet d?émigration un succès.

Toutefois, pour faciliter l?intégration professionnelle, par exemple, le gouvernement canadien a mis en place des systèmes de reconnaissance des diplômes étrangers au niveau de chaque province, avec au moins 400 organismes de régulation. Aussi, lorsqu?une personne émigre au Canada, il y a des agences de recrutement qui peuvent faciliter ses démarches pour trouver de l?emploi.

QUI EST-IL ?

Mauricien de naissance, Sudesh Juddoo a grandi dans la région de Rose-Hill. Après ses études secondaires au collège St Andrews, il obtient un LLB à l?université de Londres et un LLM en droit international à l?université de Hull. Il rentre ensuite au pays et passe un examen pratique avant d?exercer comme avocat. En 1996, Sudesh Juddoo intègre le système judiciaire comme magistrat. Trois ans plus tard, il devient juge et exerce aux Seychelles.

En 2004, après avoir rendu visite à ses proches au Canada, il entreprend un diplôme de droit en immigration et une licence pour représenter les cas d?émigration au tribunal. Il se spécialise donc dans la loi de l?émigration, avant de fonder la compagnie Able Immigration, dont la branche locale se trouve à Rose-Hill, et qui est gérée par Coomara Pyaneeandee, avocat. Sudesh Juddoo est résident canadien, marié et père de deux enfants.

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