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« Je n?écoute que ma conscience »

23 octobre 2004, 20:00

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<B>Le film que vous tournez aborde la question des barrières culturelles et communautaires à Maurice. Connaissez-vous cet aspect de Maurice ? </B>

Les barrières dont nous parlons existent à travers le monde, Maurice n?est pas différent d?un autre pays. L?essentiel, c?est de savoir comment les gens vivent avec et les contournent.

<B>Vous avez parlé des changements physiques à Maurice depuis votre première visite au milieu des années 80. Mais avez-vous remarqué des changements dans la manière d?être des Mauriciens ? </B>

Je n?ai malheureusement pas pu nouer des relations de proximité avec les Mauriciens. A chaque fois que je suis venu ici, ce n?était que pour une période relativement courte. Donc je n?ai qu?une impression de surface. Celle que j?ai quand je parcours les routes ou les villes de Maurice. Mais je ne peux avoir un point de vue sur la vie des Mauriciens et sur comment le développement économique a pu les changer.

<B>Vous avez été « le jeune homme en colère » de l?Inde pendant des années. Qu?est-ce qui vous met en colère aujourd?hui ? </B>

Je n?ai jamais été « le jeune homme en colère » de l?Inde. Je ne suis qu?un acteur. L?image que j?ai projetée provenait des rôles que j?ai tenus et non de ma personnalité. Je ne suis qu?un être humain normal et un acteur comme tant d?autres.

<B>Vous avez abandonné la politique après un courte période passée au Parlement indien en 1984. Qu?est-ce qui vous ferait revenir à la politique ? </B>

Je ne reviendrai en politique pour aucune raison. C?est définitif.

<B>De nombreux acteurs indiens se sont engagés en politique. Croyez-vous qu?ils sont faits pour cela ? </B>

C?est un monde libre, nous vivons dans une démocratie et tout le monde a le droit et la liberté de faire ce qu?il veut. Alors, acteurs ou pas, ils peuvent s?engager.

<B>Vous avez été très proche de la famille Gandhi. Comment avez-vous vécu l?entrée de Sonia Gandhi en politique et sa nomination ratée au poste de Premier ministre ? </B>

Je ne fais plus de politique, alors j?évite de répondre à toute question qui s?y rapporte.

<B>Bien que ne faisant plus de politique, vous apportez votre soutien à des mouvements de fermiers ou à la lutte contre le racisme, par exemple. Est-ce votre façon de rester impliqué ? </B>

Non, je ne fais que mon devoir d?humain. Pour ce qui est du choix de mes engagements, il n?y a pas de domaines préétablis. Si vous croyez que vous devez soutenir une cause, il faut que vous puissiez tout faire pour l?aider à avancer. L?important, c?est de ne pas cultiver d?arrière-pensées. La seule motivation doit être d?apporter votre petite aide à l?humanité de la façon dont vous vous sentez capable.

<B>Vous sentez-vous obligé d?apporter votre contribution à ces causes du fait de votre notoriété? </B>

Non, comme beaucoup d?autres, je suis ce que me dicte ma conscience. If I feel strongly about something, I go and do it.

<B>L?Inde apparaît comme une des grandes puissances économiques du futur. Mais les problèmes de la pauvreté et du Sida, par exemple, y demeurent alarmants. Croyez-vous qu?ils seront résolus? </B>

Ce sont d?énormes problèmes et cela prendra du temps comme partout ailleurs. Mais je constate une prise de conscience ainsi qu?une action qui suit derrière. Les individus, des associations mais aussi le gouvernement font des efforts. Je suis donc certain qu?on résoudra ses problèmes.

<B>Les relations Inde-Pakistan se réchauffent. Quelle importance accordez-vous à cela ? </B>

C?est extrêmement important. Il faut que nous vivions enfin en paix et que nous cessions les querelles. Tout le monde doit soutenir cette cause. Nous partageons la même terre, les mêmes gens et la même culture. Nous parlons la même langue et mangeons les mêmes plats. Nous devons vivre en paix.

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