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« J?adore ce milieu car c?est un microcosme en ébullition »
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« J?adore ce milieu car c?est un microcosme en ébullition »
Bâti comme une armoire à glace, on le verrait mieux faisant de la promotion pour des équipements sportifs ou des produits tonifiants pour les muscles. Mais François Baudot a, depuis qu?il a quitté l?école, jeté son dévolu sur le secteur du tourisme, et plus particulièrement sur le département de la restauration. Il est aujourd?hui responsable de la restauration à l?hôtel Sugar Beach et il se dit convaincu d?avoir choisi la bonne technique de gestion. Chaque membre de son équipe est invité à participer à toutes les décisions susceptibles d?offrir le meilleur service qui soit. « J?estime que le pouvoir de décision ne doit pas être que l?apanage du responsable d?un département, car je maintiens que chaque membre d?une équipe a sa propre idée et doit pouvoir la proposer. Vous ne pouvez pas savoir la variété de propositions que nous recevons à chaque briefing. J?en ai fait maintes fois l?expérience ! », assure notre interlocuteur. Cette attitude lui a d?ailleurs permis de décrocher la palme du Best outstanding supportive manager of the year décerné par le National Quality Institute en 2003. Et comme les bonnes choses n?arrivent jamais seules, le 21 janvier 2004, il a été fait commandeur des cordons bleus de France. Son ruban bleu lui a été remis par Cassam Gooljarry, président de la commanderie des cordons bleus de France pour la région Asie et océan Indien. Si François Baudot ne s?attendait pas à recevoir ce titre de commandeur, il a en revanche demandé une évaluation de ses performances et compétences pour obtenir le National Quality Award 2003. « En fait, je voulais m?assurer que j?étais sur la bonne voie et à partir des résultats de cette évaluation, j?allais pouvoir rectifier le tir si besoin est. Et j?ai reçu le trophée ! », explique- t-il non sans une certaine fierté.
Offre ferme de Conrad Hotels
Le parcours de cet homme de trente ans est émaillé de défis, d?efforts continus mais aussi de coups de chance. En 1992, fasciné par l?univers du tourisme, il rejoint l?équipe de l?hôtel St-Géran en tant que Management Trainee. Une belle aventure commence alors pour lui et il finit par se plaire dans ce nouvel environnement. « J?adore ce milieu car c?est un microcosme qui est sans cesse en ébullition et comme je ne tiens pas en place, je vous laisse imaginer ce que je ressens en ce moment. » Il choisit ensuite de travailler dans tous les départements de l?établissement pour apprendre les ficelles du métier, avant de choisir la restauration. De septembre 1994 à août 1996, il se spécialise dans ce secteur, sous la houlette de son supérieur Hervé Sidonie. La même année, il obtient une bourse d?études pour se perfectionner à l?École hôtelière de Lausanne, en Suisse, et bénéficie de stages aux États-Unis, avec des escales en Europe et en Afrique. Pour arrondir ses fins de mois, il travaille à mi-temps dans un relais-château. En juillet 2000, François Baudot, diplôme en poche, décide de rentrer au pays et se fait embaucher comme Assistant Food & Beverages Manager au Saint-Géran. Après dix-huit mois, il rejoint une autre équipe au Touessrok et met son expérience à contribution pour la rénovation de cet établissement de Trou-d?Eau-Douce. Au mois d?avril 2003, il est transféré au Sugar Beach et prend la direction du département de la restauration. Grâce aux nombreux clients étrangers qu?il côtoie, le savoir-faire du jeune homme ne tarde pas à parvenir aux oreilles des grands groupes hôteliers de la planète, à l?instar du groupe Conrad Hotels qui n?a pas hésité à lui faire une offre ferme. Dans trois semaines, notre compatriote quittera le Sugar Beach pour Londres où il intégrera l?équipe de restauration de Conrad London. Il doit surtout son succès à sa mère Marie-Josée qui, dit-il, a toujours été à ses côtés pour l?encourager dans les moments difficiles. « C?est elle qui m?a inculqué cet esprit de battant et qui m?a appris à vite me relever après une chute ! », confie-t-il.
Comment envisage-t-il ce départ ? Sereinement, affirme François, car dans l?hôtellerie, il faut savoir garder la tête froide. « Comme ma femme est elle aussi, dans le métier et que nous n?avons pas encore d?enfants, je crois que c?est une occasion à saisir et une expérience à tenter. Nous nous sommes un peu habitués à ne pas nous voir trop souvent, vu que nous travaillions à des moments différents, mais nous nous arrangions pour prendre un congé le même jour. Ce ne sera pas pareil mais on va s?y faire », lance-t-il avec un ton faussement ferme, comme s?il voulait d?abord s?en convaincre. Pour chasser cette idée, il se remémore les bons moments passés en compagnie des clients. « Parmi les images qui me reviennent le plus souvent, ce sont surtout celles des moments vécus à l?hôtel pendant le passage des cyclones. Les branches qui tombent, les kiosques de plages qui déracinent et les touristes qui paniquent. Nous essayons de les rassurer de notre mieux et une fois qu?ils le sont, ils viennent d?eux-mêmes nous donner un coup de main pour tout remettre en place. Ce sont là des expériences à vivre au moins une fois dans sa vie », assure-t-il.
« C?est ma mère qui m?a inculqué cet esprit de battant et qui m?a appris à vite me, relever après une chute »
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