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« Il faut consulter le public pour savoir ce qu?il veut »
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« Il faut consulter le public pour savoir ce qu?il veut »
Les radios privées prennent le pas sur les radios publiques dans le présent sondage de Sofres. Qu?en pensez-vous?
A Radio Plus, ils font un peu d?auto-glorification mais il faut bien se rendre compte qu?il n?y a pas une analyse en profondeur. On n?a pas demandé aux auditeurs ce qu?ils aiment en particulier sur les différentes radios : la musique, les programmes d?actualités... Mais, il est un fait que les radios privées, même si elles ont déjà trois ans, font encore partie d?un phénomène nouveau qui continue à attirer de nouveaux auditeurs.
Les radios privées représentent une plate-forme ouverte où les gens peuvent se faire entendre. There is a connotation of popular radio with a populist tone. Il y a beaucoup de programmes interactifs où les gens peuvent s?exprimer. Mais je m?interroge parfois sur la qualité du débat. Les chiffres de ce sondage sont quantitatifs mais pas forcément qualitatifs.
Radio Plus a gagné 10 points dans ce sondage passant à 50 % de ceux qui écoutent soit 68 % de la population. Qu?est-ce qui, à votre avis, plaît autant aux auditeurs ?
- Sur six cents personnes, trois cents personnes disent écouter Radio Plus. L?échantillon n?est pas assez représentatif. Les gens voient cette radio comme étant fun et populaire. Il faudrait voir quels sont les programmes qui plaisent. La recherche qualitative reste très importante.
Peu avant la libéralisation des ondes, les radios publiques avaient changé leurs grilles. Pensez-vous que depuis, elles se sont endormies sur leur acquis ?
- Les radios publiques surtout Radio Mauritius avaient des acquis. Après la libéralisation des ondes, la radio publique a beaucoup changé. Elle est plus réceptive aux demandes de ses auditeurs et a emboîté le pas aux autres radios. Les radios, publiques et privées, se ressemblent énormément. On retrouve un même format, une même musique. Les radios publiques ont suivi la logique des radios privées. Le public ne peut prendre les choses pour acquis. 34 % pour Radio Mauritius, ce n?est pas mauvais. Mais encore une fois, l?échantillon n?est pas assez représentatif. Mais le public est conscient que si une radio ne donne pas de résultat, les agences de publicité vont relocaliser leurs pubs sur des radios plus populaires. Il faut mettre en place un sondage officiel qui ferait du quantitatif et du qualificatif.
Pourquoi cela n?a pas encore été mis en place par l?IBA ?
- C?est effectivement la responsabilité de l?IBA. Depuis trois ans qu?elle existe, l?IBA n?a pas eu assez de mordant. Elle aurait dû être une pierre angulaire. Il ne faut pas qu?il y ait régulation pour régulation. Il faut plutôt que ce soit un partenariat entre le régulateur, les opérateurs et le public. C?est important. Il est temps de mettre en place un baromètre systématique. L?IBA pourra ainsi donner un point de vue indépendant avec un échantillonnage plus représentatif.
Vous êtes la nouvelle présidente du Standards Committee. Quelles sont les tâches qui vous attendent ?
- Il y a deux tâches très importantes. La première est un code pour la publicité et un autre sur l?éthique. Il y a déjà une ébauche du code pour la publicité. On va la peaufiner avant de le présenter au conseil d?administration. Puis, on s?occupera du code d?éthique. On veut mettre en place une structure pour le comité. On ne veut pas travailler dans le vide. La tâche est conséquente. Il est aussi très important d?investir dans la recherche. Il faut consulter le public pour savoir ce qu?il veut. C?est très important.
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