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« C?est une occasion de lancer un nouveau partenariat économique »

3 juin 2007, 00:00

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<B>Dans quel état d?esprit avez-vous abordé les discussions avec la MSPA cette semaine ? </B>

Dans un bon mood, tout en ayant à l?esprit des réalités économiques et en sachant très bien quels défis sont à relever dans ce secteur.

On a là une occasion de lancer un nouveau partenariat économique. Les deux parties savent très bien qu?il faut un climat de sérénité pour attirer les investissements. Cela ne peut se faire qu?à travers le dialogue et la concertation. Le processus de discussion est bien enclenché.

<B>La centralisation est un élément essentiel selon l?industrie sucrière. Mais la fermeture de trois usines dans les temps semble compromise?</B>

Non, pas du tout. La fermeture de ces trois unités interviendra avant la fin de l?année. À ce sujet, il vaut mieux avoir un bon accord plutôt qu?une négociation mal enclenchée. Il faut savoir que ce processus de centralisation doit continuer, car il entre dans le cadre des engagements pris auprès de l?Union européenne (UE). C?est en fonction des avancées dans la centralisation qu?une partie des décaissements de l?UE se fera.

<B>Le gouvernement n?a-t-il pas néanmoins introduit l?élément de l?apport des terres un peu tardivement dans les négociations ? </B>

Depuis mars 2006, au début des consultations avec l?industrie sucrière, la démocratisation et la participation à l?actionnariat faisaient partie intégrante des consultations. Il y avait aussi d?autres éléments dans le cadre de la réforme de l?industrie sucrière.

<B>La question des terres est d?une importance capitale ? </B>

Cette réforme et toutes les mesures qui seront prises seront une occasion de créer de l?espace économique. Elles vont donner une véritable impulsion à la participation de tous les partenaires de l?industrie.

Et aussi de la population à travers l?actionnariat et la politique de démocratisation de l?économie.

<B>Vous mettez l?emphase sur le clustering. Pourquoi ? </B>

Pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, la compétitivité doit être de rigueur. Nous voulons, à travers le clustering, donner les moyens aux petits planteurs et aux travailleurs de participer à la profitabilité de l?industrie sucrière. Cela doit réussir, car sinon, l?actionnariat ne se sera pas démocratisé et on aura raté l?objectif de démocratisation que s?est fixé le gouvernement. Nous voulons absolument créer les conditions objectives pour la mise en place de la participation à l?actionnariat dans l?industrie de la canne.

Propos recueillis par <B>E. C. </B>

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