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« Canal France International aideau développement audiovisuel »

13 août 2006, 00:00

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Qu?est-ce que le Canal France International ?

  • C?est une société qui existe depuis 1989. C?est une filiale de France Télévision et Arte France. Il est l?opérateur exclusif de France Télévision pour toute coopération internationale de l?audiovisuel. Cela se concrétise à travers nos deux missions principales.

Quelles sont ces missions ?

  • Il y a d?abord la fourniture de programmes en français dans tous

les domaines que ce soit des documentaires, des longs métrages, des fictions, des dessins animés, des programmes jeunesses, du sport ou encore des infos. Nous envoyons ces programmes à plus de cent pays émergents dans le monde. C?est en Afrique que nous avons la plus grande activité. Depuis trois ans, nous avons développé une autre activité de conseil, d?expertise, de formation et d?assistance technique auprès des télévisions qui nous en font la demande. Nous offrons ainsi des formations en production, en management, en marketing, en programmation ou des séminaires pour les journalistes sportifs.

Y a-t-il encore une importance pour l?existence d?une structure telle que le CFI?

  • Malheureusement oui. Les télévisions du Sud ont souvent de grandes difficultés financières. La priorité de ces pays n?est pas d?appuyer l?audiovisuel. Il y a une action volontariste de la France. Notons, que notre subvention vient du ministère des Affaires étrangères français. Nous n?apportons pas notre aide qu?à des télévisions anglophones. Dans plusieurs pays, chacun a sa langue. Nous essayons d?apporter des programmes de qualité dédiés à ces télévisions.

Comment y arrivez-vous ?

  • Nous faisons attention aux besoins de ces télévisions. Il n?y a aucune raison qu?on leur propose des programmes qui traitent de problèmes de la société française. Aujourd?hui, si nous sommes ici, c?est pour travailler en totale synergie avec la MBC. Avant la création du CFI, des meetings ou des championnats africains ne pouvaient qu?être diffusés à la télévision nationale du pays où ils ont lieu.

Parfois, cela n?était même pas possible. Il n?était pas possible non plus d?envoyer ces images dans d?autres pays. Le CFI permet maintenant une large diffusion de ces images. On a un signal en français et aussi en anglais. Parfois, nous faisons aussi une version portugaise. Mais nous restons essentiellement dans le français. Pour l?athlétisme, c?est très important car c?est l?un des sports où les Africains s?illustrent le plus.

Le CFI va-t-il offrir des formations ou apporter son soutien d?une manière ou d?une autre à la MBC ?

  • Nous avons apporté une assistance technique à la MBC. D?ailleurs le réalisateur Satien Bharut a participé à un séminaire organisé par le CFI. Kevin, le seul reporter que l?on voit, a aussi reçu une formation du CFI. Il y a des choses qui ont déjà été enclenchées. On propose déjà des programmes à la MBC. On travaille aussi de sorte à pouvoir proposer des programmes français à la base mais traduites en anglais à la MBC. Ce que nous offrons comme aide et soutien est ponctuel et précis.

Que voulez vous dire par cela ?

  • Le CFI ne débarque pas en disant aux personnes sur place de faire ceci ou cela. Nous attendons que les télévisions fassent une demande officielle. Nous apportons ainsi notre expertise et notre aide technologique pour leur permettre d?atteindre leurs objectifs. On est là pour trouver des solutions pas pour les imposer. Il faut trouver une solution qui cadre avec un contexte.

Quel est l?aide qui vous est le plus souvent réclamé ?

  • Habituellement, on nous sollicite pour la couverte d?élections et aussi de séminaire sur le journalisme sportif. Nous aidons aussi dans la création de production ponctuelle. Depuis un an et demi, nous avons aidé à la création d?un programme sur le festival du film africain.

Cela a permis un rayonnement différent. Nous avons aussi travaillé sur un magazine de la femme et les relations avec leurs enfants. Il est proposé dans quatre pays : le Niger, le Gabon, le Cameroun et le Bénin.

Et qu?en est-il de la production indépendante ?

  • Nous faisons un pas vers la production indépendante africaine. Le principal problème reste l?investissement en liquide des télévisions. CFI tente ainsi de proposer des programmes africains tels que les documentaires, les concerts, les courts-métrages entre autres. Nous aidons à travers un peu de financement et aussi pour la diffusion. Le CFI est là pour aider au développement.

Avez-vous été approché par des producteurs indépendants mauriciens ?

-Oui, notamment par un jeune producteur. Mais comme nous en sommes au tout début, je ne peux pas citer son nom. Je compte bien apporter mon aide. Mais dans quelle mesure, je ne sais pas encore. Il est important que les autres pays de l?Afrique voit aussi ce que vous savez faire.

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