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Youri apporte son grain de sucre
Youri Rajeane observe discrètement la dizaine de stagiaires qui garnissent de façons diverses des pâtés soigneusement posés sur une table. Cette mère de famille de deux enfants, se déplace trois fois par semaine de Vieux-Grand-Port pour partager ses connaissances dans le domaine de la pâtisserie dans le centre communautaire de Batimarais.
Elle a été choisie par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), voilà plus de deux ans, pour rendre possible la démarche des femmes sans emploi qui souhaitent travailler à leur propre compte. Cette instance a permis à de nombreuses femmes de se lancer dans des projets, générateurs de revenue.
Ancienne employée de Floréal Knitwear à Mahébourg où Youri avait travaillé pendant douze ans, la pâtissière ne se décourage pas lors de son licenciement en1997. Elle profite du plan de recyclage mis en place par ses anciens employés. Nouvelle direction : Ebène, à l?école hôtelière du Industrial and Vocational Training Board (IVTB). Son objectif est de suivre des cours de pâtisserie. Ses efforts ne seront pas vains. Elle parvient a décroché un certificat sans difficulté.
?Il m?a fallu beaucoup de patience et de la persévérance pour arriver jusqu?ici. Ce métier me procure beaucoup de joie et m?aide à me mettre au service des autres à travers un projet de développement communautaire?, dit-elle.
Au fils des années, il est indéniable que Youri a pris conscience de ses aptitudes. S?appuiera-t-elle un jour sur son expérience pour travailler à son propre compte ?
La pâtissière étudie encore les détails et le coût d?investissement. ?S?il y a une chose qui me retiens encore, c?est le coût des ingrédients pour la préparation des gâteaux?, insiste-t-elle. En attendant, Youri rempli son carnet de commandes pour que les proches de ses clients soient bien servis à chaque fois qu?ils sont invités à une cérémonie de mariage, de baptême ou d?anniversaire.
PÂTISSERIE
Un métier qui donne des envies
■ Prisca Gopaul, stagiaire, ne cache pas son ambition. Elle souhaite devenir la gérante de sa pâtisserie. Elle trouve qu?il existe des possibilités de commercialisation des gâteaux dans la région du sud avec un marché organisé. Quant à Marjaria Bundhoo et Sachita Dahoo, deux autres stagiaires, elles se contentent pour le moment de faire plaisir à leur proches avec des pâtes que Youri leur a apprises à rouler. Elles n?abandonnent toutefois pas l?idée de trouver, un jour, à travers de ce métier une source de revenue additionnelle
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