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Washington doit revoir son projet de résolution

29 juillet 2004, 20:00

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Sept des 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont invité Washington à atténuer son projet de résolution menaçant le Soudan de sanctions internationales faute d’une action décisive contre les milices arabes actives dans la région du Darfour.

John Danforth, ambassadeur des Etats-Unis à l’Onu, a laissé entendre que l’administration américaine pourrait accepter un compromis et une révision du texte dont la version finale pourrait être mise aux voix aujourd’hui.

Dans le même temps, le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a adressé à onze chefs d’Etat et de gouvernement européens, asiatiques et proche-orientaux une lettre les exhortant à se mobiliser financièrement pour mettre un terme à la crise humanitaire que les Nations unies juge la plus grave au monde.

En mars, l’organisation avait réclamé une aide d’urgence de 349 millions de dollars pour cette région de l’ouest du Soudan où les milices arabes “Djandjaouids” s’attaquent aux populations noires. L’Onu estime à plus d’un million le nombre de déplacés et à 30 000 morts le bilan des combats qui ont commencé au début de l’année 2003.

Jusqu’ici, 158 millions ont été débloqués, soit moins de la moitié, et les deux tiers de cette somme proviennent des Etats-Unis, des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne et de la Commission européenne, selon les Nations unies.

Tel qu’il est rédigé, le projet de résolution menace d’imposer à Khartoum des sanctions non spécifiées si les milices Djandjaouids ne sont pas désarmées dans les 30 jours et si le gouvernement ne garantit pas un libre accès aux organisations humanitaires.

Sept membres du Conseil de sécurité (Pakistan, Chine, Russie, Algérie, Angola, Philippines et Brésil) ont exprimé des réserves quant aux sanctions évoquées par le texte qui doit recueillir neuf voix sur les 15 pour être adopté.

Un certain nombre de membres du Conseil, dont Pékin, a suggéré de renoncer au terme “sanctions” à l’occasion d’une séance de discussion à huis clos, a expliqué à Reuters l’ambassadeur de Chine Zhang Yishan. Le terme sera alors remplacé par l’expression “mesures complémentaires”.

“Je pense qu’il doit être clair pour le gouvernement soudanais que nous parlons de sanctions”, a déclaré Danforth interrogé au sujet de cette éventualité. “On peut utiliser le mot ‘banane’, dès lors qu’il est clair qu’il s’agit de sanctions...”, a-t-il ajouté.

<B>Iwin Arief</B>

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