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Walkout à la mairie de Port-Louis
«Mo pou dir se ki mo envi dan municipalité Port-Louis.» Les propos de Raouf Khodabocus sont sans équivoque. Propos soutenus par plusieurs autres conseillers à Port-Louis hier. Leur obstination : évoquer la problématique des marchands ambulants dans la capitale. Et ils finiront par effectuer un walkout.
Raouf Khodabocus a quitté le conseil suivi, entre autres, de Salim Abbas Mamode et d?Essan Juman. Il jure de ne plus remettre les pieds à la municipalité de Port-Louis tant que «ce maire sera en poste». Ce qui le fait tant fulminer : le refus du lord-maire de faire connaître sa position sur le cas des marchands ambulants.
Le conseiller Essan Juman avait d?ailleurs sa motion toute rédigée. Mais il n?a pu la présenter : «Cette motion n?est pas à l?ordre du jour et le 6 novembre, le judiciaire tranche l?injonction de la Market Traders Association», lâche le lord-maire, Fritz Thomas, catégorique.
Révolté, Raouf Khodabocus, interrompt la séance au moins une dizaine de fois. «Je suis peiné par votre attitude», lance fermement le maire à son intention. «Respectons l?ordre du jour», lâche Audie Travailleur à ses collègues.
Essan Juman n?est pas d?accord. Il veut savoir «pourquoi les marchands de la rue Desforges ne sont pas chassés comme ceux à la rue Farquhar ?» Question qui réjouit des marchands ambulants présents. Ceux de la rue Desforges sont aussi dans l?illégalité, la loi interdisant les marchands dans un rayon de 500 m du marché central.
Salim Abbas Mamode, ex-lord-maire argue que la moitié des opérateurs n?ont pas de permis dans la capitale. «Ils sont des cols blancs et aussi illégaux que les marchands ambulants», lance Essan Juman.
<B>Koomaren VADEEVALOO</B>
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