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Vous avez dit surprise ?
<B>Par Yannick GUITON</B>
Dix ans plus tard, la Croatie remet ça. Les Croates ont en effet battu (2-1) l?Allemagne jeudi, dix ans après avoir sorti (3-0 !) le même adversaire en quarts de finale de la Coupe du monde 1998. Comme lors du Mondial, la victoire de l?équipe à damiers ne souffre d?aucune contestation, tant la partition jouée par l?orchestre de Slaven Bilic était magistrale.
Est-ce vraiment une « Kroatastrophe » ? Pas vraiment. C?est plutôt une confirmation. Après avoir épinglé l?Angleterre à son tableau de chasse (2-0 à domicile et 3-2 à Wembley) pour atteindre la phase finale, la Croatie a dompté l?Allemagne, que le favori des bookmakers de la compétition.
Critiqué par les médias croates après la victoire sans panache face à l?Autriche en ouverture (1-0), Bilic n?a effectué qu?un changement dans son équipe pour affronter l?Allemagne, en remplaçant Mladen Petric par Ivan Rakitic. Un changement qui s?est révélé décisif.
Emmenés par le « Petit prince des Balkans », Luka Modric, ils ont écoeuré l?Allemagne par leur technicité et leur pressing étouffant. Il ont remporté la bataille du milieu, où le capitaine de la Mannschaft, Michael Ballack, a été très décevant. De plus, cette rencontre a mis en lumière les lacunes défensives de leur adversaire, notamment sa lenteur. Face aux flèches (Olic, Srna, Rakitic ou encore Kranjcar), l?arrière-garde allemande était à la ramasse.
Cette victoire, en plus du prestige, permet aux Slaves d?assurer la première place du Groupe B avant même le dernier match, à la faveur du nul obtenu par l?Autriche face à la Pologne (1-1).
Dans le même temps, ce résultat permet aux partenaire de Modric d?éviter le vainqueur du Groupe A en quart de finale, à savoir le Portugal (qui pourrait affronter l?Allemagne !). Et les deux candidats possibles, République tchèque ou Turquie, sont tout à fait dans les cordes de la formation de Slaven Bilic.
La projection semble un peu lointaine, mais la maîtrise collective affichée par les Croates laisse entrevoir l?avenir avec optimisme. Ils n?avaient pas craint l?Angleterre, ils n?ont pas eu peur de l?Allemagne et de ses représentants de Bundesliga, que certains d?entre eux connaissent bien.
Les autres équipes sont prévenues, il faudra compter avec la Croatie jusqu?à la fin?
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