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Vite dit
Question de timing
Quel serait l?effet sur la participation électorale aux municipales si une hausse majeure du prix des carburants était annoncée le jour du scrutin ? Ce n?est pas demain qu?on risque de le savoir. L?augmentation de 15 % du prix du diesel et de l?essence est quasi certaine. Toutefois, une seule procédure reste à suivre. Le Certification Committee aurait dû se réunir à 13 heures aujourd?hui pour avaliser les hausses. Sauf que tout est une question de timing en temps électoral.
Le calcul est simple. Si le comité se réunit comme prévu aujourd?hui, la confirmation de la hausse de 15 % sera sans doute reprise par toutes les radios dès la fin de ses travaux, vers 14 h 30. Soit trois précieuses heures avant la fermeture des bureaux de vote. Le gouvernement peut-il prendre le risque que quelques mécontents s?abstiennent ou le sanctionnent après cette annonce ?
Un décideur a dû penser qu?il valait mieux jouer la précaution. C?est bien pour cela que la réunion a été décalée sans aucune raison valable à 16 h 30. La confirmation de la hausse n?arrivera donc qu?à la fermeture des bureaux de vote. Fallait y penser !
L?après-élection ça se prépare !
Conscients que le MMM va laisser des plumes aux municipales, un groupe de responsables mauves, dont des anciens maires, veut organiser une réflexion sur les raisons de la fracture électeurs-conseillers MMM. Cette vague de fond qu?ils appellent de tous leurs voeux devrait permettre de voir comment mieux répondre aux vrais besoins des citadins et de relever les défis de l?urbanisation. « Il nous manque une réflexion sérieuse sur ce que nous voulons comme démocratie régionale et comment intéresser des personnes valables dans notre camp », estime un cadre mauve.
Un projet de loi pour le crédit
Une lueur d?espoir se pointe à l?horizon pour les victimes de la vente à la barre. Un projet de loi, Credit Facilities Bill, sera bientôt déposé à l?Assemblée. Cette loi réglementera toute la question des prêts consentis par des institutions financières.
« Attendons de voir », souligne Hassenjee Amode, le président de l?Association des victimes de la vente à la barre. « L?intention est bonne. Seules les Credit Unions devraient être autorisées à consentir des prêts à des individus dont les moyens de remboursement sont limités », déclare Marie-Giselaine Aubeelock, qui milite aux côtés de certaines victimes. « Il faut que gouvernement et opposition parlent d?une même voix. La solution, c?est un tribunal spécial à plein temps avec un président fort, crédible et respecté et des assesseurs comme Yuvraj Thacoor et Denis Vellien, des hommes de loi et des comptables du gouvernement », insiste Harish Boodhoo.
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