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Vite dit

20 mars 2005, 00:00

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Pessimisme dans les affaires

La situation actuelle ne favorise pas l?optimisme dans le monde des affaires. C?est un des points forts des résultats publiés dans la onzième édition de l?enquête annuelle de la Fédération des employeurs de Maurice (Mef) sur le « mood » des entrepreneurs. L?enquête a été effectuée en novembre et décembre 2004. Elle révèle que le niveau d?optimisme a baissé.

De 24,8 % en 2003, il est passé à 15,9 % l?année dernière. 31,2 % d?entrepreneurs se disent pessimistes. En 2003, ils étaient 22 % à entretenir un tel sentiment. L?enquête révèle que le niveau de pessimisme est plus important dans l?industrie manufacturière, le commerce, le secteur des services, l?hôtellerie et la restauration.

L?impact positif de la politique salariale sur les possibilités de croissance industrielle n?a pas beaucoup changé. Ils étaient 51,2 % à le considérer comme adéquat ou incitatif contre 53,2 % l?année précédente.

Il y a de quoi s?inquiéter de la bureaucratie administrative si on se fie à ce rapport de la Mef. Le service public est considéré à 76,5 % comme un obstacle à l?investissement que ce soit pour mettre sur pied ou pour gérer une entreprise. Dans le secteur manufacturier, cette perception est soutenue à un niveau record de 95,8 %.

S?il y a un domaine perçu comme étant favorable à la bonne marche des affaires, c?est bien celui des ressources humaines. Ils sont 54,1 % à avoir une telle perception contre 50,5 % en 2003. Cette perception est due principalement au programme national de formation professionnelle. Cependant, les directeurs d?hôtels, de restaurants et d?entreprises de la zone franche ne partagent pas cette approche. Cela en raison d?un manque de personnel qualifié dans ces secteurs.

La corruption inquiète les entrepreneurs. Ils n?ont pas changé d?opinion (74,1 %) concernant l?inefficacité de mesures mises en place pour combattre ce fléau. Cette inquiétude est plus forte dans le secteur manufacturier ainsi que ceux des transports et des communications. Ils sont respectivement 91,7 % et 90,9 % à estimer que le combat contre la corruption n?a pas progressé dans ces secteurs.

Le Syndicat des sucres dans la mélasse

Les petits planteurs réclament une commission d?enquête sur le Syndicat des sucres. Ils sont mécontents des revenus obtenus sur la vente du sucre, et estiment qu?il y a eu fraude au niveau du Syndicat.

Le contentieux oppose les 30 000 petits planteurs qui bénéficient d?un tiers des revenus résultant de l?exportation de sucre à travers le Syndicat. Les petits planteurs estiment qu?ils ne bénéficient pas de toutes les recettes découlant de la vente de sucre aux raffinneurs britanniques Tate & Lyle.

« Nous souhaitons plus de transparence et une revalorisation de notre participation. Il est inconcevable qu?alors qu?il ne reste plus que 10 usines en opération, les usiniers ont 14 représentants », déplorent des petits planteurs. Le dernier litige concerne les différences dans le tonnage des sucres débarqués en Grande-Bretagne, les petits planteurs accusant le Syndicat de « vol » de sucre. Le Syndicat explique de son côté que cette « perte » dans la quantité de sucre est « normale » et qu?elle est due à la polarisation du sucre roux et à l?évaporation ? ce que contestent les petits planteurs.

Harish Boodhoo a réuni la presse, cette semaine, pour dénoncer « une fraude massive portant sur Rs 100 à Rs 150 millions annuellement ». Il avance que les petits planteurs ont été lésés depuis une dizaine d?années.

Rappelons que le chief finance officer du Syndicat, Sachitanand Maudhoo, a été suspendu de ses fonctions suite à des dénonciations quant au « manque de transparence et de responsabilisation » au sein de l?organisme.

Harish Boodhoo a saisi la Commis-sion indépendante contre la corruption (Icac) de ce cas.

Remous à la MBC

La FSSC et la MTUC envisagent une manifestation demain devant le Parlement. Les deux centrales syndicales se mobilisent pour réclamer la réintégration de Nadarajen Pillai, journaliste et président de la MBC Staff Association, à son poste. Suspendu la semaine dernière pour « gross insubordination », il est, aux yeux des syndicats, victime d?une mesure arbitraire visant à le museler. Les syndicats disent attendre une réponse de la direction de la station à leur demande de réintégration. Ils manifesteront si elle n?est pas favorable. L?affaire a été portée devant le Bureau international du travail.

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